gueuserie
nom, féminin, /ɡœzəʁi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Condition de gueux, de personne sans bien, sans avoir.
Poli, galant, qui fait les choses comme il faut, Et dont la gueuserie est l'unique défaut — Thomas Corneille (1625-1709)
Je viens d'apprendre que ta gueuserie rebute tous les partis qui se présentent pour notre fille — David-Augustin de Brueys (1640-1723)
Mendicité.
La gueuserie en ce pays-là est d'une grande ressource pour les gens d'esprit mal aisés qui veulent sacrifier à la paresse — Lesage (1668-1747)
Tout pays où la gueuserie, la mendicité est une profession, est mal gouverné ; la gueuserie, ai-je dit autrefois, est une vermine qui s'attache à l'opulence ; oui, mais il faut la secouer — Voltaire (1694-1778)
Fig. Une chose vie, de peu de prix. Il n'a acheté que de la gueuserie.
Et la fête de Pan parmi nous si chérie Auprès de ce spectacle est une gueuserie — Molière (1622-1673)
Confédération des gueux, dans les Pays-Bas, au XVIe siècle.
Étymologie : Gueuser.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Métier de gueux, action de coquin. Il y a beaucoup de gueuserie dans ce pays, il a fait là une gueuserie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- gueuseries — pluriel — /ɡœzəʁi/
- gueuserie — singulier — /ɡœzəʁi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gueuserie#30593.