gué · gué !

gué

interjection

Grammaire et formes (1)
  • gué — forme de base

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gué#139151.

gué !

interjection

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

interj.

  1. qui exprime la joie et s'emploie dans des refrains de chansons populaires. La bonne aventure ô gué ! La bonne aventure.

    Ah ! la muse de Collé, C'est la gaudriole ô gué ! C'est la gaudriole — Béranger (1780-1857)

Étymologie : Probablement l'adj. gai. On le trouve écrit gay dans les éditions de Molière : J'aime mieux ma mie, oh gay ! J'aime mieux ma mie, Mis. I, 2.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée GUÉ !#sens2.

gué

nom, masculin, /ɡe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Endroit d'une rivière où l'eau est si basse qu'on peut la passer en marchant. Fig. Sonder le gué, voir, avant de s'engager dans une affaire, s'il n'y a point de risque, pressentir les dispositions des personnes.

    On passe tous les jours à gué notre rivière de Seine — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Il [Théodose] faisait chercher des gués et faire des ponts avec une diligence incroyable — Fléchier (1632-1710)

  2. Gué de Jacob, endroit où, suivant la tradition, Jacob passa le Jourdain à gué en revenant de la Mésopotamie. Forteresse du gué de Jacob, château que Baudoin fit bâtir en 1178 pour maintenir les Arabes ; il fut détruit par Saladin.

    Il [Jacob] prit ses deux femmes et leurs deux servantes avec ses onze fils, et passa le gué de Jacob — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

Étymologie : Norm. vé ou vey, nom des estuaires ; wallon, wé ; provenç. ga, gah, gua ; anc. catal. guau ; catal. mod. gual ; espagn. vado ; portug. vão ; ital. guado ; du lat. vadum, avec influence du germanique wat, gué ; vădum se rattache à vādere comme dŭcem à dūcere ; c'est le sanscrit gādha, de gā, aller.

Historique : XIe s. Il le conquist es guez desous Marsune XIIe s. E entrerent el flum e passerent à gué devant le rei XIIIe s. Et je chemine, je le boute [le bourdon] Es fosses où je ne voi goute, Ausinc cum pour les guez tenter Si comme de lor moustiers refere et de lor caucies [chaussées] ramender de lor puis et de lor gués maintenir Un beduyn estoit venu, qui li avoit dit que il enseigneroit un bon gué, mes que [pourvu que] l'en li donnast cinq cens besans XIVe s. Il ont l'eaue passée, petis estoit li guez XVIe s. Il se resolut de n'opiniastrer point le bourg, si les refformez osoient enfoncer le gué [l…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Endroit d’une rivière où l’eau est si basse et le fond si ferme qu’on y peut passer sans nager et sans s’embourber. Chercher un gué pour faire traverser une rivière à une troupe. Passer la rivière à gué. Abreuver un cheval au gué. Sonder le gué.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • gués — pluriel — /ɡe/
  • gué — singulier — /ɡe/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gué#30699.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.