gruerie

gruerie

nom, féminin, /ɡʁyʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Nom d'une ancienne juridiction subordonnée aux maîtres des eaux et forêts, qui jugeait en première instance de ce qui concernait les bois. Lieu où s'exerçait cette juridiction.

    Quoique par arrêt du conseil du 14 septembre 1688 très expresses défenses ayant été faites à tous seigneurs, tant ecclésiastiques que séculiers, de se dire propriétaires des droits de verderie, gruerie, grayrie, et de souffrir prendre par les juges ordinaires les qualités de juges verdiers, gruyers, grayers, et juges des eaux et forêts....

  2. Droit de justice, que le roi avait dans les bois de quelqu'un, et qui, outre les profits de la justice, lui assurait dans les coupes une part appelée tiers et danger. Droit de gruerie, permission que les rois accordaient, sous certaines réserves, de laisser croître des bois en haute futaie. Gruerie de charbon, droit royal sur les charbons de bois.

Étymologie : Voy. GRUYER 2.

Historique : XVe s. Cens, rentes, revenus et droiture d'or, d'argent, de bled, d'avoine, de vin, de chapons, de gelines, cire, poivre, porcs et espices, gruries de bois et d'eau....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • grueries — pluriel — /ɡʁyʁi/
  • gruerie — singulier — /ɡʁyʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gruerie#30489.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.