grossièreté

grossièreté

nom, féminin, /ɡʁɔsjɛʁəte/ ou /ɡʁosjɛʁəte/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Caractère de ce qui est grossier, rude, sans délicatesse. La grossièreté d'un travail. La grossièreté d'une étoffe.

  2. Par analogie. La grossièreté d'un mensonge.

    Alors le pécheur surpris s'indigne de la grossièreté de ses erreurs passées — Massillon (1663-1742)

  3. Rudesse qui vient du défaut de civilisation. La grossièreté des mœurs.

    Vous avez purgé notre langue de la grossièreté et de la rudesse des siècles passés — HUET

    Penses-tu qu'Indatire en sa grossièreté Ait senti comme moi le prix de sa beauté ? — Voltaire (1694-1778)

  4. Impolitesse, défaut de civilité. La grossièreté de ce personnage. Parole grossière, malhonnête, action incivile. Il lui a dit des grossièretés. Il lui fit une grossièreté impardonnable.

    Le style du Cocu imaginaire l'emporte sur celui de ses premières pièces en vers ; on y trouve bien moins de fautes de langage ; il est vrai qu'il y a quelques grossièretés — Voltaire (1694-1778)

  5. Ce qui est contraire aux sentiments purs, aux choses spirituelles, intellectuelles.

    De ses grossièretés on a tant à souffrir, Que l'entendre ou la voir, c'est assez pour mourir — Hauteroche (1617-1707)

    Pour avoir dit des grossièretés sur l'amitié — Mme de Sévigné (1626-1696)

Étymologie : Grossier.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Caractère de ce qui manque de finesse, de délicatesse. La grossièreté d’une étoffe, d’un drap, d’une toile. La grossièreté des traits. La grossièreté de cette architecture.

  2. Il se dit aussi de la Rudesse qui vient du défaut de culture, d’éducation. La grossièreté d’un peuple barbare. Dans ces temps d’ignorance et de grossièreté. Grossièreté de moeurs.

  3. Il signifie aussi Impolitesse, défaut de civilité dans ce qu’on dit ou ce qu’on fait. Il a agi avec une grossièreté révoltante. La grossièreté de sa conduite est impardonnable. Cet homme est de la dernière grossièreté.

  4. Il signifie également Manière de parler grossière. Dire une grossièreté à quelqu’un. Il lui a dit des grossièretés.

  5. Il se dit encore de Ce qui suppose beaucoup d’ignorance, de sottise, de déraison ou de maladresse. Cela fait mieux ressortir la grossièreté de cette faute, de cette bévue. La grossièreté d’une erreur d’une illusion. Ce mensonge est d’une telle grossièreté qu’on ne peut pas en être dupe.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • grossièretés — pluriel — /ɡʁɔsjɛʁəte/ ou /ɡʁosjɛʁəte/
  • grossièreté — singulier — /ɡʁɔsjɛʁəte/ ou /ɡʁosjɛʁəte/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée grossièreté#30468.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.