gros-jean
nom, masculin, /ɡʁoʒɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Nom propre transformé en nom commun pour signifier un homme du commun, un paysan, un ouvrier. Fig. Être Gros-Jean comme devant, perdre une espérance, une illusion qu'on avait conçue. Gros-Jean remontre à son curé, celui qui ne sait pas veut reprendre ou corriger celui qui sait.
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même, Je suis Gros-Jean comme devant — La Fontaine (1621-1695)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Nom propre que l’on met ici à cause des deux locutions proverbiales suivantes où il est employé : être Gros- Jean comme devant, Après avoir espéré de grands avantages ou s’être cru dans une brillante position, se retrouver dans l’état où l’on était avant. Gros-Jean en remontre à son curé, Un ignorant veut reprendre, corriger un homme instruit, habile.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- gros-jean — singulier — /ɡʁoʒɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gros-jean#74756.