grimacé
adjectif, /ɡʁimase/
Grammaire et formes (1)
- grimacé — singulier masculin — /ɡʁimase/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée grimacé#74696.
adjectif, /ɡʁimase/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée grimacé#74696.
nom, féminin, /ɡʁimasə/
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (4 sens)
s. f.
Contorsion du visage faite involontairement ou volontairement et à dessein. Fig. Faire la grimace, témoigner son déplaisir. Fig. Faire la grimace à quelqu'un, lui faire mauvais accueil, mauvaise mine. Fig. et familièrement. Faire la grimace, en parlant des vêtements, faire de mauvais plis.
Vous n'avez que faire de hocher la tête et de me faire la grimace — Molière (1622-1673)
On ne conçoit la mort que sous l'idée de la grimace d'un homme mourant, sans y voir rien de ce qui l'accompagne — Pierre Nicole (1625-1695)
Fig. Feinte, dissimulation. Au plur. Manières affectées.
Tout le secret ne gît qu'en un peu de grimace — Pierre Corneille (1606-1684)
Je dis franc ma pensée, et je fuis la grimace — Hauteroche (1617-1707)
Boîte à pains à cacheter dont le dessus est une pelote pour ficher des épingles.
C'est un petit trousseau complet ; et puis par-dessus le marché voici une jolie grimace, ouvrons-la — Mme de Genlis (1746-1830)
Coquillage de mer.
Étymologie : Berry, migrace ; espagn. grimazo, posture extraordinaire dans un tableau. Diez le tire, non très affirmativement, de l'anglo-saxon grima, masque, fantôme. Scheler préfère l'ancien h. allem. grim, furieux, colère, qui a donné le prov. grim, affligé, grimar, affliger. Grimace paraît tenir à l'italien grimo, ridé (voy. GRIME), et signifierait proprement grosse ride, vilaine ride.
Historique : XIVe s. Les Franczois les firent viser, Affin qu'il peussent s'aviser De les combattre en celle place ; Jehan leur fist une grimace XVIe s. Sur cette humeur d'une gravité et grimace paternelle
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. f.
Contorsion du visage faite souvent à dessein. Laide grimace. Vilaine, horrible grimace. Faire une grimace, des grimaces. Faire une grimace à quelqu’un.
Fig. et fam., Faire la grimace à quelqu’un, Lui faire mauvaise mine, mauvais accueil. Dans le même sens, on dit Faire la grimace à une proposition, aux paroles de quelqu’un.
Fig. et fam., Faire la grimace, se dit aussi des Habits, des étoffes, etc., qui font quelque mauvais pli. Cet habit, ce collet fait la grimace. On dit plus ordinairement dans ce sens Grimacer.
Il signifie au figuré Feinte, fausses apparences, dissimulation. Ce qu’il en fait, ce n’est que par grimace. S’il n’est pas homme de bien, il en fait la grimace, les grimaces. Les politesses ne sont souvent que des grimaces.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée grimace#30348.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.