grièveté
nom, féminin, /ɡʁijɛvəte/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Énormité.
Le P. Bouhours a affecté une certaine prédilection pour grièveté, qui ne plaît pas à bien des gens — Vaugelas (1585-1650)
Le confesseur, pour peu qu'il manque de pénétration et de vigilance, ne le connaît qu'à demi [le péché] et n'en peut discerner toute la grièveté — Bourdaloue (1632-1704)
Étymologie : Provenç. greugetat, gravitat ; espagn. gravedad ; portug. gravidade ; ital. gravità ; du latin gravitatem, de gravis, pesant, pénible (voy. GRAVE 1).
Historique : XIIIe s. Et plus lui sembloit que toute la grieté [souffrance] que il avoit el chief et el cuer de la tristesce que il avoit devant s'en fut alée desdiz membres XIVe s. Quant il apperceurent la grieté de sa maladie Pour relever les supplians des molestacions, griestez et oppressions XVe s. Le peuple de Calais qui a souffert moult de grievetés
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
énormité, gravité. La grièveté du fait. La grièveté de son crime. Selon la grièveté du péché. Il est vieux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- grièveté — singulier — /ɡʁijɛvəte/
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