grésil
nom, masculin, /ɡʁɛzil/ ou /ɡʁezil/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Variété de grêle, qui tombe au printemps et qui paraît formée de couches concentriques successivement congelées autour d'un noyau ou grêlon central.
Ah ! je voudrais qu'on entendît Tinter sur la vitre sonore Le grésil léger qui bondit — Béranger (1780-1857)
Verre pilé et réduit en poudre. On trouve aussi groisil pour le verre cassé.
Grésil ou verre cassé, le baril estimé 20 sous
Étymologie : Wallon, grèzin. Diez y voit un dérivé de grès ; ce qui paraît très vraisemblable. Grandgagnage au contraire le rattache à l'anc. haut-allem. hrisilôn, tomber par petites gouttes serrées.
Historique : XIe s. Pluie et gresilz demesuréement XIIe s. Il ocist en grisille les lur vignes Fus [feu], gresille, neif, glace XIIIe s. Li quatorziemes [signe de la fin du monde] iert mult mals, à tot le monde comonals, De nois [neige], de gresliz et d'orez, Et de merveillos tempestez Se il [l'air froid] trueve aucunes vapors engelées, il les enserre et endurcit, et en fait gresil moult gros XVe s. Adonc commencerent les Sarrasins à traire vers eux par si grand randon et si drument, que oncques gresil ne cheut plus du ciel
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Petite grêle fort menue et dure. Ce n’est pas de la neige qui tombe, c’est du grésil.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- grésils — pluriel — /ɡʁezil/ ou /ɡʁɛzil/
- grésil — singulier — /ɡʁezil/ ou /ɡʁɛzil/
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