grenadier
nom, masculin, /ɡʁənadje/
Voir aussi : forme féminine grenadière
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
s. m.
Arbre originaire d'Afrique, de la famille des myrtacées, qui produit les grenades (punica granatum, L.) ; l'écorce de la racine est employée avec succès contre le ténia.
Autrefois, soldat qui était chargé de lancer à la main les grenades dont il allumait la mèche. Aujourd'hui, soldat d'élite qui forme la première compagnie des bataillons d'infanterie, et qui est d'une taille élevée. Soldat de bataillons appartenant à la garde et composés d'hommes d'élite et de haute taille. Jurer comme un grenadier, jurer à tout propos. C'est un grenadier, un vrai grenadier, se dit d'une femme de haute taille qui a les manières libres et hardies. Adjectivement.
On nous avait trop tôt mandé la prise de l'ouvrage à cornes ; il ne fut attaqué pour la première fois qu'avant-hier, encore fut-il abandonné un moment après par les grenadiers du régiment des gardes, qui s'épouvantèrent mal à propos et que leurs officiers ne purent retenir même en leur présentant l'épée nue, comme pour les percer — Jean Racine (1639-1699)
Louis XIV institua les grenadiers, d'abord au nombre de quatre par compagnie dans le régiment du roi, ensuite il forma une compagnie de grenadiers dans chaque régiment d'infanterie — Voltaire (1694-1778)
Autrefois, compagnie de grenadiers montés, créée par Louis XIV, laquelle servait avec la maison du roi et marchait en tête. Sous Napoléon 1er, corps de cavalerie de la garde portant des bonnets à poil.
Celui qui le tua était un des grenadiers à cheval, nommé Sans-raison ; voilà un vrai nom de grenadier.... les ennemis envoyèrent demander le corps, qui leur fut rendu ; et le grenadier Sans-raison rendit aussi les trente-cinq pistoles qu'il avait prises au mort, en disant : Tenez, voilà son argent, dont je ne veux point ; les grenadiers ne mettent la main sur les gens que pour les tuer — Jean Racine (1639-1699)
Terme de pêche. Grand bouteux pour prendre les chevrettes, dites aussi grenades.
Étymologie : Grenade.
Historique : XVIe s. En mesme temps que le jujubier, faut planter le grenadier
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Arbuste de la famille des Myrtacées. Grenadier sauvage. Grenadier à fleurs doubles. Grenadier à fruit.
Il se dit aussi d’un Soldat chargé de jeter des grenades. Un détachement de grenadiers.
Grenadiers à cheval s’est dit autrefois d’une Compagnie de grenadiers montés, créée par Louis XIV. Il s’est dit aussi d’un Corps de cavalerie et d’un corps d’infanterie de la garde impériale ou de la garde royale, dont les soldats portaient des bonnets à poil.
Fam., Jurer comme un grenadier, Jurer habituellement.
Fig. et fam., C’est un vrai grenadier, c’est un grenadier, se dit d’une femme de haute taille qui a des manières libres et hardies.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- grenadiers — pluriel — /ɡʁənadje/
- grenadier — singulier — /ɡʁənadje/
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