greffé · greffe

greffé

adjectif, /ɡʁɛfe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Inséré par greffe. Un poirier greffé sur coignassier.

    Un citron gros comme un pois, greffé par son pédicule sur un oranger, y prend tout son accroissement et y conserve tous les caractères propres au citron — Charles Bonnet (1720-1793)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • greffées — pluriel féminin
  • greffés — pluriel masculin
  • greffée — singulier féminin
  • greffé — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée greffé#74636.

greffe

nom, /ɡʁɛfə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Le lieu d'un tribunal où l'on dépose les minutes des actes de procédure, et où se font certaines déclarations, certains dépôts. Mettre un arrêt au greffe pour l'expédier. Produire au greffe. Mettre sa production au greffe. Droit de greffe. Fig.

    La famille en pâlit, et vit en frémissant Dans la poudre du greffe un poëte naissant — Boileau (1636-1711)

    Le Mercure me paraît le greffe où cette lettre doit être déposée — Voltaire (1694-1778)

  2. Anciennement, droits, émoluments qu'on tirait du greffe. Avoir les greffes de tel lieu. Greffe du gros, greffe où l'on expédiait les grosses.

Étymologie : Grefe était un mot très usité dans l'ancienne langue et signifiant poinçon à écrire. De la signification de poinçon à écrire, on a passé à celle de lieu où l'on écrit, où l'on conserve ce qui est écrit. Grefe vient du latin graphium, poinçon à écrire, qui est le grec γραφίον, de γράφειν, écrire.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Opération par laquelle on ente sur un arbre une petite branche, un œil emprunté à un autre arbre, afin que la fleur ou le fruit de celui-ci soit porté sur celui-là. Greffe par approche, celle qui consiste à mettre à nu, sur les deux parties correspondantes, les couches du liber et la surface de l'aubier, à rapprocher les deux individus et à les maintenir en contact à l'aide de matières agglutinatives ou de ligatures ; puis, lorsque la soudure est opérée, à couper au-dessous de ce point celui des deux individus que l'on a voulu greffer. Greffe par rameaux ou scions, celle dans laquelle, coupant transversalement le sujet, et y faisant à la partie supérieure une petite entaille ou fente, on y introduit la base du rameau amincie en biseau. Greffe en fente, la même que la greffe par rameaux ou scions. Greffe en couronne, celle dans laquelle on place plusieurs rameaux ou scions autour du sujet, de manière à leur faire simuler une couronne. Greffe par bourgeons, dite aussi greffe en écusson, et, suivant l'époque, greffe à œil poussant ou œil dormant, greffe dans laquelle, enlevant, sur une branche de la plante à greffer, un petit disque d'écorce portant à son centre un œil ou bourgeon latent, et enlevant sur le sujet un disque semblable, on substitue le premier disque au second. Greffes en flûte, en sifflet, en anneau, greffes qui se font par le transport d'un anneau d'écorce muni d'un bourgeon.

    Celui qui, avant l'invention de la greffe, aurait affirmé que les arbres ne peuvent jamais porter que des fruits de leur espèce, n'aurait avancé qu'une erreur — Voltaire (1694-1778)

    Avoir trouvé le moyen de multiplier par la greffe ces individus précieux qui, malheureusement, ne peuvent faire une lignée aussi noble qu'eux, ni propager par eux-mêmes leurs excellentes qualités — Buffon (1707-1788)

  2. Jeune tige ou portion d'écorce pourvue d'un ou de plusieurs bourgeons qu'on transporte sur un autre individu, à l'effet de réunir et de confondre en une seule plante ces deux végétaux d'abord séparés. Greffe animale, nom que l'on donne à des parties d'animaux qu'on a insérées sur des animaux vivants.

    Une greffe est une sorte de bouture plantée dans un tronc vivant — Charles Bonnet (1720-1793)

    Le suc nourricier passe alternativement du sujet dans la greffe, de la greffe dans le sujet — Charles Bonnet (1720-1793)

Étymologie : Comme on voit dans l'historique, le greffe servait à greffer ; et le greffe se disait aussi de ce que nous disons la greffe ; c'est donc le même mot que l'ancien français grefe, poinçon (voy. GREFFE 1, à l'étymologie). Pic. graveuse, greffe ; wallon, grèfon.

Historique : XIIIe s. Quant est racine de bone ente, Droiz est bien ke li fruz s'en sente ; Bon greife quant de bon cep crest, Li bons fruz par raisun en nest XVIe s. Une ente est bien mal faite Du greffe en un bois sec Ainsi en y mettant de bons greffes, on se peuple des meilleures races de raisins qu'on puisse choisir

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Bureau d’un tribunal où sont délivrées et conservées les minutes des jugements, des arrêts, celles de divers actes de procédure, comme enquêtes, rapports d’experts, etc., et où se font certaines déclarations, certains dépôts. Greffe du tribunal de première instance, de la Cour d’appel.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • greffes — pluriel — /ɡʁɛfə/
  • greffe — singulier — /ɡʁɛfə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée greffe#30249.

greffé

nom, masculin

Voir aussi : forme féminine greffée

Grammaire et formes (2)
  • greffés — pluriel
  • greffé — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée greffé#138933.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.