gracieuseté
nom, féminin, /ɡʁasjœzəte/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Civilité tout affectueuse.
Sa vanité lui fit prendre sur son compte des gracieusetés qui n'étaient que pour ses bouffonneries — HAMILTON
Le roi mit la calotte sur la tête du cardinal de Noailles avec force gracieusetés — Saint-Simon (1675-1755)
Gratification, ce que l'on donne à quelqu'un en sus de ce qu'on lui doit. Il lui fit une gracieuseté.
Étymologie : Provenç. graciozitat ; espagn. graciosidad ; ital. graziosità ; du latin gratiositatem, de gratiosus, gracieux.
Historique : XVe s. Et estes-vous tel, se vous m'avez donné aucune courtoisie ou gracieuseté [cadeau], que vous me le vouliez après retoller [reprendre] ? Je vous avois, entre autres, choisie comme la nompareille de beauté, genteté et gracieuseté XVIe s. Nous savons aussi de quelle gracieuseté saint Augustin usa envers les donatistes
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Manière aimable d’agir envers quelqu’un. Il m’a fait une gracieuseté à laquelle je ne m’attendais pas. Il m’a fait mille gracieusetés.
Il signifie aussi Ce que, par bonne grâce on donne à quelqu’un au-delà de ce qu’on lui doit. S’il me sert bien dans cette affaire, je lui ferai quelque gracieuseté.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- gracieusetés — pluriel — /ɡʁasjœzəte/
- gracieuseté — singulier — /ɡʁasjœzəte/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gracieuseté#30042.