grabat

grabat

nom, masculin, /ɡʁaba/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Méchant lit, tel que sont ceux des pauvres gens. Familièrement. Être sur le grabat, être malade au lit. Mettre sur le grabat, rendre malade.

    J'étais seul l'autre jour, dans ma petite chambre, Couché sur mon grabat, souffrant de chaque membre — Scarron (1610-1660)

    Quant au lit du roi [Frédéric II], c'était un grabat de sangles avec un matelas mince, caché par un paravent ; Marc-Aurèle et Julien, ses deux apôtres, n'étaient pas plus mal couchés — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Lat. grabatus, du grec ϰράϐατος.

Historique : XIe s. Eufemien, bel sire, riches hom, Quar me herberges pur Deu en tue maison, Suz tun degret me fai un grabatum XVIe s. Le faut lier [l'enfant] et bander en son petit grabat de si bonne façon, que son col et son dos ne soyent aucunement courbés

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Mauvais lit, lit de pauvre. On trouva cet indigent couché sur un méchant grabat. Il n’a pour lit qu’un misérable grabat.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • grabats — pluriel — /ɡʁaba/
  • grabat — singulier — /ɡʁaba/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée grabat#30030.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.