gourmé · gourme

gourmé

adjectif, /ɡuʁme/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Qui a une gourmette. Si un cheval n'est gourmé, il ne se ramène pas bien. Fig. Être gourmé, être roide comme si on était tenu par une gourmette, présenter l'apparence de la roideur et de la présomption.

    Nous l'aurions vu [le parlement] le corps le plus pauvre, le plus ignorant, le plus petit, le plus gourmé — Diderot (1713-1784)

    Un homme d'environ trente ans, d'un maintien roide et d'une physionomie gourmée — Charles de Bernard (1804-1850)

  2. Qui a reçu des gourmades. Rudement gourmé pour son insolence.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • gourmées — pluriel féminin — /ɡuʁme/
  • gourmés — pluriel masculin — /ɡuʁme/
  • gourmée — singulier féminin — /ɡuʁme/
  • gourmé — singulier masculin — /ɡuʁme/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gourmé#29984.

gourme

nom, féminin, /ɡuʁmə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme de vétérinaire. Maladie particulière au cheval, et surtout aux jeunes chevaux, qui consiste dans l'inflammation de la muqueuse des premières voies respiratoires, avec engorgement des ganglions sous-maxillaires et tuméfaction phlegmoneuse du tissu cellulaire environnant. C'est un jeune poulain ; il n'a pas encore jeté sa gourme.

  2. Nom donné vulgairement aux croûtes de lait chez les enfants. Jeter sa gourme, se dit des petits enfants qui ont quelque maladie de peau. Fig. Jeter sa gourme, se dit des jeunes gens qui font des folies en entrant dans le monde.

    J'ai Marie qui jette sa gourme comme vous savez — Mme de Sévigné (1626-1696)

Étymologie : Origine incertaine. Berry, gorme ; génev. jeter son gorme ; portug. gosma, gourme, gosmar, gormar, jeter sa gourme. Le portugais gosmar, gormar signifie aussi vomir, ainsi que l'espagnol gormar. Diez tire gourme de l'ancien scandinave gorm-r, boue, et il en rapproche le berry eau gourmée, eau stagnante. D'un autre côté, la forme grume que donne l'historique rapproche gourme de grume, écorce, de sorte que la gourme serait comparée à une croûte.

Historique : XIIIe s. Et si aient plenté de grume, Plenté de fievre et de jaunisse XIVe s. Taster dessoubs les gencives [du cheval] qu'il y ait grant entre-deux et bonne ouverture et large, et qu'il n'y ait gourme XVIe s. Si lesdits bubons ne jettent leur gourme et retournent au dedans par delitescence, ce venin infecte la masse du sang

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. d’Art vétérinaire — Inflammation des fosses nasales qui survient aux jeunes chevaux. C’est un poulain, il n’a pas encore jeté sa gourme.

  2. Il désigne, dans la langue populaire, un Eczéma qui envahit le cuir chevelu des enfants mal soignés.

  3. Fig. et fam., Jeter sa gourme, Faire des folies de jeune homme, qu’on espère n’être que passagères.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • gourmes — pluriel — /ɡuʁmə/
  • gourme — singulier — /ɡuʁmə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gourme#29980.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.