goulet
nom, masculin, /ɡulɛ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Le cou d'une bouteille. On dit plutôt aujourd'hui goulot.
Un baril défoncé, deux bouteilles sur cul, Qui disaient, sans goulet : nous avons trop vécu — Mathurin Régnier (1573-1613)
Entrée étroite d'un port ou d'une rade. Le goulet de la rade de Brest.
Ouverture dans laquelle on met la fusée d'une bombe, et qui est nommée plus généralement l'œil de la bombe.
Terme de pêche. Espèce d'entonnoir que l'on met à l'entrée des filets en manche et des nasses, pour que le poisson, qui y est entré librement, n'en puisse pas sortir
Étymologie : Diminutif de goule, aujourd'hui gueule. Génev. golet, golette, goulot ; provenç. golet.
Historique : XIVe s. Et en la dite oriere [bord] du paveillon [sorte de piége] a ung goulet qui tient au paveillon Le ruissel ou goulet XVIe s. Jusques au goulet des rivieres de Garonne et Gironde en icelle mer
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Entrée étroite d’un port, d’une rade. On n’entre dans ce port que par un goulet. Le goulet de Brest rend l’entrée dans la rade très difficile.
Il était employé autrefois avec le sens de GOULOT. Voyez ce mot.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- goulets — pluriel — /ɡulɛ/
- goulet — singulier — /ɡulɛ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée goulet#29941.