goulée
nom, féminin, /ɡule/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme populaire. Grosse bouchée. N'en faire qu'une goulée, manger très avidement quelque chose.
Ce maudit animal vient prendre sa goulée, Matin et soir, dit-il, et des piéges se rit — La Fontaine (1621-1695)
Quartier de terre, capable de nourrir une bouche. Brebis qui bêle perd sa goulée, celui qui parle beaucoup à table mange peu ; et fig. en parlant beaucoup on perd le temps d'agir.
Chaque paysan possède ce que nous appelons sa goulée de benace, un ou deux arpents de terre en huit ou dix morceaux — Paul-Louis Courier (1772-1825)
Étymologie : Goule, aujourd'hui gueule ; génev. golée ; provenç. golada.
Historique : XIIIe s. Qui vos dona congié dou dire Tel goulée et tel estoutie, Quant apelas de felonie Si haut baron com est Renart ? XIVe s. Et donne matiere de parler aux jangleurs qui au matin et au soir en tiennent leurs esbatemens et leurs goulées de moqueries XVe s. Elle choisit un compaignon dont elle ne peut finer [jouir], sinon à grand peur et à la goulée [à la dérobée]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Gros morceau qu’on avale avidement.
Prov. et fig., Brebis qui bêle perd sa goulée. Voyez
BÊLER.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- goulées — pluriel — /ɡule/
- goulée — singulier — /ɡule/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée goulée#29950.