golfe
nom, masculin, /ɡɔlfə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Partie de mer qui rentre dans les terres, et dont l'ouverture du côté de la mer est ordinairement fort large. Le golfe de Gascogne. Le golfe du Mexique. Fig.
Elle [Carthage] était située dans le fond d'un golfe, environnée de mer en forme d'une presqu'île, dont le col c'est-à-dire l'isthme qui la joignait au continent, était large d'une lieue et un quart [vingt stades] — Rollin (1661-1741)
Que ne peut-elle [l'âme], ô mer, sur tes bords qu'elle envie Trouver, comme ta vague, un golfe dans la vie ? — Lamartine (1790-1869)
Terme d'anatomie. Golfe de la veine jugulaire, renflement de la portion postérieure de la jugulaire interne, s'abouchant avec l'extrémité inférieure du sinus latéral de la dure-mère.
Étymologie : Provenç. golfo ; catal. golf ; espagn. et ital. golfo ; du bas-grec ϰόλφος, qui est le grec ϰόλπος, golfe, sein. Le mot gouffre est le même. On remarquera dans Paré l'emploi de golfe au sens propre de sein.
Historique : XIIIe s. Et cil [la mer Rouge] est un golf de la mer oceane Et si sist sor un goffre de mer XVIe s. Le vent estant en golfe des voiles Et passans par le goulfe de Leon, arriverent à Barcelone
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Partie de mer plus ou moins vaste, qui entre, qui avance dans les terres, et dont l’ouverture du côté de la mer est ordinairement fort large. Golfe de Venise, de Gascogne, du Mexique, etc.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- golfes — pluriel — /ɡɔlfə/
- golfe — singulier — /ɡɔlfə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée golfe#29811.