gogue
nom, féminin, /ɡɔɡə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme vieilli. Plaisanterie, divertissement. Être dans les gogues.
Sorte d'appât. Gogue en ce sens est probablement une altération de gobe (voy. ce mot).
Des bergers de la Brie ont été condamnés à mort pour des maléfices sur les animaux, qu'ils faisaient mourir par des gogues empoisonnées qu'ils mettaient dans les lieux où ils étaient en pâturage.... on ne pouvait remédier à la mortalité.... qu'en changeant le troupeau de lieu et en l'éloignant de ces gogues.... quand on pouvait découvrir l'endroit où elles étaient placées, il était aisé de la faire cesser ; il n'y avait qu'à les lever et à les faire brûler ; mais il était très difficile de le savoir, les malfaiteurs prenant toutes sortes de précautions pour les cacher, persuadés qu'ils étaient qu'il y allait de leur vie, et que celui qui les avait faites et mises en terre mourait dans le moment qu'on les levait — SAINT-ANDRÉ
Étymologie : Origine incertaine. Diez incline à y voir un radical gog qui se trouve dans le celtique avec un sens un peu différent : bas-bret. gôguéa, tromper, se moquer ; kimry, gogan, satire.
Historique : XIVe s. N'ot jeu ne riz, feste ne gogues XVe s. Et ne disoit jamais une parole, puisqu'il estoit en gogues, qu'elle n'apportast avec elle son ris
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- gogues — pluriel — /ɡɔɡə/
- gogue — singulier — /ɡɔɡə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gogue#29796.