goberger (se)
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
v. réfl.
Prendre ses aises. Il se gobergeait dans un bon fauteuil.
Se divertir.
Comment il se gobergera, Quand ensuite il égorgera Femme, mari, père, grand-père — Scarron (1610-1660)
Vous voyez, avec grande joie, Un nouveau Xanthus tous les jours, Et vous gobergez dans son cours — Scarron (1610-1660)
Se moquer.
Gobergeons-nous ensemble de ce cousin de meunier — Dancourt (1661-1725)
Quoi ! tu peux refuser l'offre d'une couronne ! - Guillot : C'est pour se goberger, morgué, qu'il me la donne — LE GRAND
Étymologie : On peut conjecturer que se goberger a été dit de la goberge qui sert dans plusieurs métiers à rendre le travail plus commode ou plus sûr ; de sorte que le sens primitif serait prendre ses aises.
Historique : XVe s. Le bon sergent en luy print affiance, Et luy livra sans nulle defiance Son ocqueton, son enseigne et sa verge, Sans qu'il cognust que Faifeu le gauberge
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
v. pron.
Se divertir, prendre ses aises, se bien traiter, manger d’une façon plantureuse. Il est familier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée GOBERGER (SE).