gnian
interjection, /ɲjɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
Sorte d'expression mimologique par laquelle on représente l'hésitation d'une personne qui craint de faire ou de dire quelque chose. S. m. et f. Un gnian-gnian, une gnian-gnian, personne molle, sans énergie, agissant avec peine et se plaignant toujours. Il se dit adjectivement. Il est gnian-gnian. On écrit aussi gnan-gnan.
Chante-t-il ? - Oh ! madame, je suis si tremblant. - Et gnian, gnian, gnian, gnian, gnian ; dès que madame le veut, modeste auteur ! je vais l'accompagner — Beaumarchais (1732-1799)
Vous avez prouvé au public et à vos camarades que vous êtes en état de jouer autre chose que des gnans-gnans,
Étymologie : Redoublement du vieux mot niant, qui est néant, et qui signifiait rien.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (1)
- gnian — forme de base — /ɲjɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gnian#74317.