givré · givre

givré

adjectif, /ʒivʁe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

adj.

  1. Terme de blason. Orné d'une givre.

    Cette maison de Montfort portait d'argent à la croix de gueules givrée d'or — Saint-Simon (1675-1755)

Étymologie : Givre 1.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

adj.

  1. Qui est couvert de givre. Arbres givrés.

Étymologie : Givre 2 ; provenç. givrar, couvrir de givre.

Historique : XIIIe s. Or entendeiz, beaz sire, la nostre male vie ; Car adès pluet sor nos, et givlet, et gresilhet

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • givrées — pluriel féminin — /ʒivʁe/
  • givrés — pluriel masculin — /ʒivʁe/
  • givrée — singulier féminin — /ʒivʁe/
  • givré — singulier masculin — /ʒivʁe/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée givré#29534.

givre

nom, masculin, /ʒivʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Légère couche de glace dont les corps se couvrent quand la température devient assez froide pour congeler l'humidité qui est dans l'air. Le givre est formé principalement par la vapeur vésiculaire des brouillards qui sont condensés et congelés à la fois, et par la rosée qui s'est déposée sur les plantes. Cette nuit il est tombé du givre.

    Montagnes que voilait le regard de l'automne, Vallons que tapissait le givre du matin ! — Lamartine (1790-1869)

  2. Nom vulgaire donné à un principe qui préexiste dans les capsules de vanille et qui cristallise à leur surface.

Étymologie : Bourg. gèvre ; prov. gibre, givre ; catal. gebre. Diez, remarquant que givre a aussi dans le parler du Languedoc le sens de glaçon pendant des arbres, pense que le givre a été comparé à un serpent, et est le même que givre 1. Mais, les intermédiaires manquant, la chose demeure fort douteuse. Pourrait-on y voir une forte contraction et corruption du latin gelicidium, givre, verglas ?

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Terme de blason. Serpent. On dit aussi guivre.

    Rome a ses clefs ; Milan, l'enfant qui hurle encor Dans les dents de la guivre — Victor Hugo (1802-1885)

Étymologie : Berry, vouivre ; bourg. vouivre, vivre, fée, jeune fille résolue et vive. La forme régulière est guivre, qui vient du latin vīpera (voy. VIPÈRE), sans qu'il soit nécessaire de passer par le haut-allemand wipera, qui vient aussi du mot latin.

Historique : XIe s. Serpens e guivres, dragon et aversier [diable] XIIIe s. Car là n'est serpens ne wivre Monseigneur Jehan d'Orliens, qui portoit banniere à la voivre XIVe s. La petite vivre occist le grant torel

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Légère couche de glace dont se couvrent les arbres, les buissons. etc., quand la température devient assez froide pour congeler l’humidité qui est dans l’air. Le givre est formé principalement par la vapeur des brouillards et par la rosée. Cette nuit il est tombé beaucoup de givre. La campagne est blanche de givre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • givres — pluriel — /ʒivʁə/
  • givre — singulier — /ʒivʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée givre#29530.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.