gindre
nom, masculin, /ʒɛ̃dʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Premier ouvrier d'une boulangerie, celui qui pétrit le pain.
Étymologie : Ménage a dit que gindre dérivait du latin gener, gendre, parce que ces ouvriers devenaient souvent les gendres de leurs maîtres ; d'autres ont dit que gindre dérivait de geindre, parce que le mitron geint en pétrissant. Ce sont des erreurs ; il vient de junior, étymologie depuis longtemps indiquée par du Cange, et signifie proprement jeune garçon. Júnior avec l'accent sur ju a donné régulièrement gindre, joindre, genvre, etc. ; on trouve dans les vieux textes juindre pour plus jeune ; gindre est donc le nominatif ; juniórem aurait donné au régime jegnor ; comparez mieudre et meillor.
Historique : XIIIe s. Tous les talemeliers [boulangers] et les mestres vallès que l'on apele joindres XVe s. Item que tous musniers et leurs gendres se paieront doresenavant de leurs moultures et salaires en deniers contens
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Ouvrier d’une boulangerie, celui qui pétrit le pain.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- gindres — pluriel — /ʒɛ̃dʁə/
- gindre — singulier — /ʒɛ̃dʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gindre#29469.