giboulée

giboulée

nom, féminin, /ʒibule/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Espèce d'orage qui se réduit à des coups de vent passagers, avec de petites averses et de petites grêles, qui est bientôt suivi d'une éclaircie, et qui survient surtout au printemps. Les giboulées de mars. Par extension. Fig. Populairement. Volée de coups. Il a reçu, il recevra une giboulée.

    Des giboulées de neige volent dans les airs comme des plumes d'oiseaux — Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814)

    Les petites véroles, les rougeoles et les éruptions cutanées sont les giboulées de son printemps — Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814)

Étymologie : Berry, gibe, gible. Giboulée paraît fait de gibe et un suffixe oulée ; or il y a dans l'ancien français gibe, qui signifie charge ; dans cette explication, la giboulée serait une charge de mauvais temps. Au XIVe siècle on disait triboulée : Triboulée de mars, GEFFROY DE PARIS, dans Hist. litt. de la Fr. t. XXIV, p. 221. Au XVIe siècle on trouve guebelette : En mon voyage nous n'avons pas seulement veu la neige, mais nous en avons esté couverts trois heures d'aussi espaisse qu'elle est en France en janvier ; et descendans à la vallée, ce n'a été que pluye ; ces messieurs qui ne voient que la gu

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Pluie soudaine, de peu de durée, et quelquefois mêlée de grêle. Les giboulées de mars.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • giboulées — pluriel — /ʒibule/
  • giboulée — singulier — /ʒibule/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée giboulée#29441.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.