gésine
nom, féminin, /ʒɛzinə/ ou /ʒezinə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Mot vieilli signifiant les couches d'une femme. Terme de palais. Payer les frais de gésine. La Fontaine l'a dit des animaux : Nom donné dans certains hôpitaux de province aux salles destinées aux femmes en couche.
Où la laie était en gésine, — La Fontaine (1621-1695)
Étymologie : Gésir.
Historique : XIIe s. Veer [voir] ala en sa gesine Li dus Gerberge la reïne [qui venait d'accoucher] XIIIe s. Ne j'osaisse dire en nul sens, Quele seroit la medecine Qui m'osteroit ceste gesine [qui ferait que je ne serais plus alité] XIVe s. Pour le sallaire d'avoir amené, en leurs brouettes, de l'ostel Michiel du Sablon en l'ostel du dit argentier, la somme de quatre mille livres tournois pour convertir et emploier au fait de la gesine de la dicte madame la royne XVIe s. Ils jeterent en prison sa sœur et sa femme, qui estoit grosse, et feit la pauvre dame une piteuse gesine
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Couches d’une femme ou le Temps qu’elle est en couches. être en gésine. Il est vieux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- gésines — pluriel — /ʒezinə/ ou /ʒɛzinə/
- gésine — singulier — /ʒezinə/ ou /ʒɛzinə/
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