géométrie

géométrie

nom, féminin, /ʒɛomɛtʁi/ ou /ʒeɔmetʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Science qui a pour but la mesure des lignes, des surfaces et des volumes. Géométrie ancienne, celle qui emploie seulement la synthèse à la manière d'Euclide. Géométrie élémentaire, celle qui se borne à considérer les propriétés des lignes droites, des lignes circulaires, des figures et des solides qui dépendent de ces deux lignes. Géométrie transcendante, celle qui exige l'emploi du calcul infinitésimal. Géométrie analytique ou générale, celle qui, comme Descartes l'a fait le premier, emploie le calcul algébrique dans l'analyse des propriétés des courbes et des surfaces, et qui, de la sorte, résout d'une manière générale les questions qui auparavant n'étaient résolues que pour chaque cas particulier. Géométrie des infiniment petits, s'est dit de cette partie de la géométrie générale qui emploie le calcul différentiel et intégral. Géométrie descriptive, ensemble de méthodes pour résoudre graphiquement ou sur un seul plan les problèmes à trois dimensions. Géométrie du compas, méthode pour résoudre graphiquement certains problèmes à l'aide du compas seulement.

    On ne reconnaît en géométrie que les seules définitions que les logiciens appellent définitions de nom, c'est-à-dire que les seules impositions de mot aux choses qu'on a clairement désignées en termes parfaitement connus — Pascal (1623-1662)

    On trouvera peut-être étrange que la géométrie ne puisse définir aucune des choses qu'elle a pour principaux objets ; car elle ne peut définir ni le mouvement, ni les nombres, ni l'espace ; et cependant ces trois choses sont celles qu'elle considère particulièrement et selon la recherche desquelles elle prend ces trois différents noms de mécanique, d'arithmétique, de géométrie, ce dernier mot appartenant au genre et à l'espèce — Pascal (1623-1662)

  2. Fig. Il se dit des actions auxquelles on dirait que la géométrie préside.

    Il y a en nous une géométrie naturelle, c'est-à-dire une science des proportions, qui nous fait mesurer les grandeurs en les comparant les unes aux autres et concilier la vérité avec les apparences — Bossuet (1627-1704)

    Il y a une géométrie cachée dans tous les arts de la main, sans que le plus grand nombre des artistes s'en doute — Voltaire (1694-1778)

  3. Traité de géométrie. Acheter une géométrie.

Étymologie : Lat. geometria, de γεωμετρία (voy. GÉOMÈTRE).

Historique : XVIe s. Les instruments de geometrie

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Partie des mathématiques qui a pour objet l’étude de l’étendue envisagée sous ses aspects les plus variés. Géométrie élémentaire, analytique, descriptive. Géométrie plane, dans l’espace. Géométrie euclidienne, non euclidienne.

  2. Il se dit aussi d’un Traité de géométrie. La géométrie de Legendre a été longtemps utilisée dans l’enseignement.

  3. Par extension, il se dit de l’Ensemble des sciences mathématiques.

  4. Il se dit, figurément, de cette Science instinctive des proportions qui nous fait mesurer les grandeurs en les comparant les unes aux autres. Nous avons en nous une géométrie naturelle. Il y a une géométrie cachée dans tous les arts de la main.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • géométries — pluriel — /ʒeɔmetʁi/ ou /ʒɛomɛtʁi/
  • géométrie — singulier — /ʒeɔmetʁi/ ou /ʒɛomɛtʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée géométrie#30910.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.