gelé
adjectif, /ʒəle/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
part. passé
Transformé en glace. De l'eau gelée.
J'ai exposé à un froid de douze à treize degrés des chrysalides de la belle chenille du chou ; elles paraissaient gelées très à fond, et, quand je les laissais tomber dans un vase de porcelaine, elles y rendaient le même son qu'une petite pierre ; cependant elles n'étaient point mortes — Charles Bonnet (1720-1793)
Durci par la gelée.
Là, sur les sillons raidis d'un champ gelé et parsemé de débris russes et français, il voulut, par la puissance de ses paroles, se décharger du poids de l'insupportable responsabilité de tant de malheurs — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)
Atteint par la gelée. Il eut les pieds gelés à la retraite de Moscou. Par exagération. Être gelé, avoir très froid. Avoir les pieds gelés, avoir très froid aux pieds. Fig. Il a le bec gelé, se dit d'une personne qui affecte de garder le silence. Il n'a pas le bec gelé, se dit d'un grand babillard.
Plusieurs de ses soldats tombaient morts de froid dans leurs postes ; et les autres, presque gelés, voyant leur roi qui souffrait comme eux, n'osaient proférer une plainte — Voltaire (1694-1778)
Ce ne fut qu'à onze heures du soir que les Russes y renoncèrent [à enlever un refuge où les Français étaient retirés], et qu'à demi gelés ils en allèrent chercher un autre dans les villages environnants — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- gelées — pluriel féminin — /ʒəle/
- gelés — pluriel masculin — /ʒəle/
- gelée — singulier féminin — /ʒəle/
- gelé — singulier masculin — /ʒəle/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gelé#29303.