gausser (se)
verbe
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
v. réfl.
Terme familier. Se railler. Absolument.
Et nous voyons que d'un homme on se gausse, Quand sa femme chez lui porte le haut-de-chausse — Molière (1622-1673)
Oui, pour se gausser des uns et des autres, il invente je ne sais combien de sottises qui font rire — Dancourt (1661-1725)
V. n. Activement.
Pierre s'arrête, rit, et en gaussant me dit : La voilà bonne ton herbe ! [sur laquelle passait une compagnie de chasseurs] — Paul-Louis Courier (1772-1825)
J'enrageais quand je vis cent hommes me gausser — POISSON
Étymologie : Origine incertaine. Frisch y voit l'italien gavazzare, babiller ; Diez, l'espagnol gozarse, se réjouir. On peut songer à une forme gavisare, tirée du latin gavisum, supin de gaudere.
Historique : XVe s. Ils se gaussent de toi ; ta force meprisée Par nos adversités leur sert d'une risée Je disois en mes jours, de quelqu'un, en gaussant, qu'il avoit choué la divine justice Tu oses bien te moquer de mes vers Et, te gauchant, les lire de travers, à chaque point disant le mot pour rire
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
v. pron.
Se moquer de quelqu’un ouvertement. Il se gausse de tout le monde. Vous vous gaussez de moi.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée GAUSSER (SE).