gaulé · gaule

gaulé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Le noyer est gaulé.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée GAULÉ, ÉE.

gaule

nom, féminin, /ɡolə/

Usage : d'usage courant (1.68 occurrences par million — Lexique 3.83).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Grande perche. C'est avec une gaule qu'on abat les noix.

    Si j'avais tué une dinde sauvage, un ramier, un faisan des bois, nous le suspendions devant le chêne embrasé, au bout d'une gaule plantée en terre, et nous abandon nions au vent le soin de tourner la proie du chasseur — Chateaubriand (1768-1848)

  2. Bâton.

    Tu peux choisir, ou de manger trente aulx, Ou de souffrir trente bons coups de gaules, Bien appliqués sur tes larges épaules.... — La Fontaine (1621-1695)

    Il ne me fallait pas payer en coups de gaule — Molière (1622-1673)

  3. Terme de manége. Petite branche de houx, ou baguette très flexible servant à instruire ou à châtier les chevaux. Main de la gaule, la main droite du cavalier, celle qui tient la houssine. Aider de la gaule, en frapper légèrement sur l'épaule du cheval.

    La gaule est la houssine que le cavalier tient de la main droite, tant pour représenter l'épée que pour conduire le cheval — Richelet (1626-1698)

    Et tenant une gaule, Ainsi qu'à leurs chevaux nous en flattent l'épaule — Mathurin Régnier (1573-1613)

  4. Terme de pêche. Manche de la ligne.

  5. Terme de marine. Levier qui meut le piston d'une pompe. Gaule d'enseigne, bâton de pavillon de poupe.

Étymologie : Normand et picard, vaule ; Hainaut, waule ; probablement du latin vallus, pieu. Diez, remarquant que le mot paraît appartenir au nord de la France, préfère le goth. valus, en frison walu, bâton. On peut aussi songer au celtique : breton, gwalen, verge ; kymri, gwialen ; cornw. guaylen.

Historique : XIVe s. Item pour quatre cens de waules L'exposant happe ou embrace une vaule ou fourche XVe s. Ma damoyselle par maniere Se façonne comme une gaule, Et porte ung long touret derriere Pour musser une faulce espaule XVIe s. Souple et droite comme une gaule Les mestaiers, qui là auprès challoient les noiz, accoururent avecques leurs grandes gaules

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Grande perche. Abattre des noix, des amandes avec la gaule.

  2. Par extension, il se dit aussi d’une Houssine dont on se sert pour faire aller un animal; d’une Branche dont se servent aux champs les gardeurs d’oies.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • gaules — pluriel — /ɡolə/
  • gaule — singulier — /ɡolə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gaule#29222.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.