gâté · gate

gâté

adjectif, /ɡate/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (8 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Qui est ravagé. Le pays gâté par l'armée qui l'envahit.

  2. Par extension, mis en mauvais état, détérioré. Les chemins gâtés par l'ennemi qui se retirait. Fig. Fig. Il n'y a rien de gâté, l'affaire n'est pas perdue, les choses peuvent se raccommoder. En sens contraire, tout est gâté, tout est perdu.

    Je veux leur ôter la peine de venir à Livry, dont les chemins sont déjà gâtés — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Comme si l'on pouvait obtenir un travail quelconque d'ouvriers exténués par la faim, par les marches ; de malheureux à qui le jour entier ne suffit pas pour trouver des vivres, pour les préparer, dont les forges sont abandonnées ou gâtées — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)

  3. Blessé, meurtri.

    Et vraisemblablement La Rappinière était gâté sans le vaillant défenseur que Dieu lui suscita — Scarron (1610-1660)

    ....Voilà mon loup par terre, Mal en point, sanglant et gâté — La Fontaine (1621-1695)

  4. Sali, couvert d'ordure.

    Mais, pour vous régaler Du souci qui pour elle ici vous inquiète, Elle vous fait présent de cette cassolette. - Fi ! cela sent mauvais et je suis tout gâté — Molière (1622-1673)

  5. Altéré par la putréfaction. Viande gâtée. Fruits gâtés. S. m. Le gâté, la partie gâtée. Ôtez le gâté de cette pomme, le reste est bon. Fig.

    Si mon livre vous avait généralement déplu, je l'aurais entièrement effacé ; mais, puisqu'il a quelques parties saines, j'ai cru qu'il me suffisait de retrancher le gâté pour vous obliger de souffrir le reste — Guez de Balzac (1597-1654)

  6. Affecté d'une maladie qui vicie le sang, et, particulièrement, d'une maladie syphilitique.

    Il vaut mieux que l'enfant suce le lait d'une nourrice en santé que d'une mère gâtée — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    J'achète cher un œuf frais, il est vieux ; un beau fruit, il est vert ; une fille, elle est gâtée — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  7. Atteint de quelque altération morale. Il se dit dans un sens analogue d'un siècle, d'une littérature, d'une langue. Un siècle malade et généralement gâté.

    Un homme qui n'a pas l'esprit gâté n'a pas besoin qu'on lui prouve son franc-arbitre ; car il le sent — Bossuet (1627-1704)

    Il n'est point gâté de dix ans d'ambassade — Mme de Sévigné (1626-1696)

  8. Qui est en butte à des complaisances excessives, à des flatteries, etc. Une femme gâtée par son mari. Enfant gâté, enfant que ses parents gâtent par une trop grande indulgence. Gâté des hommes, de la fortune, se dit de celui qui a eu toutes sortes d'avantages. On dit aussi en parlant d'un homme : C'est l'enfant gâté des dames.

    C'est une fille unique.... fille gâtée — Mme de Maintenon (1635-1719)

    C'était bien, comme on le disait, un vieil enfant gâté de la fortune — Marmontel (1723-1799)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • gâtées — pluriel féminin — /ɡate/
  • gâtés — pluriel masculin — /ɡate/
  • gâtée — singulier féminin — /ɡate/
  • gâté — singulier masculin — /ɡate/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gâté#30781.

gate

nom, féminin

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1877 (1 sens)

Littré — Supplément (1877)

s. m.

  1. Poisson, ainsi nommé à l'île d'Oléron, dit convreau et couvreau dans la Loire ; c'est la feinte, alosa finta, Cuvier.

    Statistique des pêches maritimes, quartier de Libourne ; cette diminution porte principalement sur les espèces suivantes : saumons, aloses, gates, anguilles,

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • gates — pluriel
  • gate — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gate#138121.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.