gardon

gardon

nom, masculin, /ɡaʁdɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Petit poisson d'eau douce, dit aussi rosse (leuciscus idus). Familièrement. Être frais comme un gardon, être comme un gardon, avoir un air de fraîcheur et de santé ; locution tirée de l'éclat de l'écaille de ce poisson. Fig. Donner un chabot pour avoir un gardon, faire un petit présent pour avoir en retour un présent plus grand.

    Après avoir été un mois à la campagne à se reposer, à se purger, à se rafraîchir, elle revient comme un gardon — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Fraîche comme un gardon, droite comme une perche — Boursault (1638-1701)

Étymologie : Origine inconnue. Bas-lat. gardio.

Historique : XIIIe s. Nus poissonniers ne autre ne puet ne ne doit vendre gardons freans ; c'est à savoir, gardons entre le mi-avril et mi-moi XVIe s. Jeter un gardon pour avoir un brochet [faire un petit présent pour en avoir un grand] Cest hamesson n'est pas trop bien amorcé pour prendre des guerdons Mais il survint un affecté maroufle Sorti du creux où l'on pesche aux gardons

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Petit poisson blanc d’eau douce.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • gardons — pluriel — /ɡaʁdɔ̃/
  • gardon — singulier — /ɡaʁdɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gardon#29110.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.