gardeur
nom, masculin, /ɡaʁdœʁ/
Voir aussi : forme féminine gardeuse
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m. et f.
Celui, celle qui garde des animaux. Un gardeur de vaches, de cochons.
Le mot de génisse en français est fort beau, et surtout dans une églogue ; vache ne s'y peut pas souffrir ; pasteur et berger y sont du plus bel usage : gardeur de pourceaux ou gardeur de bœufs y seraient horribles — Rollin (1661-1741)
Celui, celle qui garde, conserve son argent, ses hardes, etc. Mieux vaut bon gardeur que bon amasseur.
Il y a longtemps que je gronde ces gardeuses — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Garder ; wall. wardeu ; provenç. guardayre, guardador ; espagn. et portug. guardador ; ital. guardatore. Le vieux français gardere, et le provençal guardayre sont au nominatif, guardeor et gardador sont au régime.
Historique : XIIIe s. Dont vint à Salenique, et li gardeour qui de par l'empereour i estoient li rendirent Or soit Diex de mon cor et de m'ame gardere XIVe s. Le liberal ne enrichist pas de legier ; quer [car] il ne prend pas volontiers et n'est pas gardeeur de richesces
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n.
Celui, celle qui garde des animaux. Gardeur de cochons. Gardeuse de vaches. Gardeuse de dindons.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- gardeurs — pluriel — /ɡaʁdœʁ/
- gardeur — singulier — /ɡaʁdœʁ/
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