gangrené
adjectif, /ɡɑ̃ɡʁəne/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé
Frappé de gangrène. Un pied gangrené. Par extension et hyperbole. Fig. Une conscience gangrenée. Une âme gangrenée.
....Je n'ai rien, vous dis-je, Répondra ce malade à se taire obstiné ; Mais cependant voilà tout son corps gangrené ; Et la fièvre, demain, se rendant la plus forte, Un bénitier aux pieds va l'étendre à la porte — Boileau (1636-1711)
Quand un enfant vient à la vie, gangrené des débauches de son père, pourquoi ne se plaint-on pas de la nature ? — Chateaubriand (1768-1848)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- gangrenées — pluriel féminin — /ɡɑ̃ɡʁəne/
- gangrenés — pluriel masculin — /ɡɑ̃ɡʁəne/
- gangrenée — singulier féminin — /ɡɑ̃ɡʁəne/
- gangrené — singulier masculin — /ɡɑ̃ɡʁəne/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gangrené#29066.
gangrène
nom, féminin, /ɡɑ̃ɡʁɛnə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme de médecine. Destruction complète de la vie dans une partie du corps, avec conservation de la réaction vitale dans les parties contiguës. Gangrène sénile, gangrène qui affecte les extrémités chez les vieillards, et qui est due à des obstructions partielles dans les artères. Gangrène du poumon, maladie fébrile très grave où il y a une gangrène partielle du poumon et des crachats d'une extrême fétidité.
M. de la Rochefoucauld est fort en peine de la blessure de M. Marsillac ; il craint que son malheur ne lui donne la gangrène — Mme de Sévigné (1626-1696)
Les jambes [de Louis XIV] s'enflèrent ; la gangrène commença à se manifester — Voltaire (1694-1778)
Fig. Doctrines pernicieuses, corruption des mœurs.
Le discours des hérétiques gagne comme la gangrène — Bossuet (1627-1704)
Il n'est point de gangrène si contagieuse que l'hérésie ; elle gagne sans cesse et se répand — Bourdaloue (1632-1704)
Maladie des arbres qui détruit l'écorce et le bois.
Étymologie : Espagn. gangrena ; ital. cancrena, cangrena ; du latin gangræna, qui vient du grec γάνγραινα.
Historique : XVIe s. Gangrene est une disposition qui tend à la mortification de la partie blessée [Amour de soi] Peste de l'homme, ennemy capital de sagesse, vraye gangrene et corruption de l'ame Le desreiglé desir d'en avoir [des richesses] est une gangrene en nostre ame
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Médecine — Mortification locale des tissus.
Gangrène gazeuse ou foudroyante, Complication de certaines plaies, surtout des plaies de guerre, caractérisée par la mortification des tissus et la production de gaz, dont la marche est rapide et aboutit souvent à la mort.
GANGRÈNE se dit figurément, en parlant des Doctrines pernicieuses, de la corruption des moeurs, etc.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- gangrènes — pluriel — /ɡɑ̃ɡʁɛnə/
- gangrène — singulier — /ɡɑ̃ɡʁɛnə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gangrène#29067.