galbanum
nom, masculin, /ɡalbanɔm/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Gomme-résine tirée d'une plante du même nom qui n'est pas encore complétement déterminée et qu'on croit être ou le bubon galbanum ou le ferula galbanifera.
On tire cette gomme d'un arbre qui croît en Syrie ; ses larmes sont blanches, grasses. d'un goût amer et d'une odeur forte — CHARAS
Fig. et familièrement. Du galbanum, de fausses promesses, des paroles mensongères. Donner du galbanum, donner de fausses espérances. Vendre du galbanum, tromper, duper. On dit de même : C'est un donneur de galbanum. Locution, dit de Brieux, qui vient peut-être de ce que, pour faire tomber les renards dans le piége, on y met des rôties frottées de galbanum, dont l'odeur plaît extrêmement aux renards et les attire au lieu où ils en sentent.
Car nous appelons à Sarcelle Sot ou sotte si c'est femelle, Quiconque, d'un air fanfaron, Vient nous bailler du galbanon Et croit que ses impertinences Devront être autant de sentences
Le seigneur : Ce ne sont point des compliments, mais des témoignages d'estime. - Arlequin : Galbanum que tout cela ; votre visage ne m'est point nouveau — Marivaux (1688-1763)
Étymologie : Provenç. galbani, galba ; du lat. galbanum, qui vient du grec χαλϐάνη. Le mot est d'origine sémitique : hébreu, chelbnah, galbanum, de cheleb, graisse.
Historique : XIIe s. Et por ce est bien dit à Moysen : prend espezes, stacten, galbanen et onica.... si en feras un tymiane [parfum] confit solunc l'oevre de ceaz [ceux] ki les unguemenz funt XIVe s. Galbanum, une maniere de pigment, ou de vestement, ou de coulour XVIe s. Un petit emplastre de galbanum
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- galbanums — pluriel — /ɡalbanɔm/
- galbanum — singulier — /ɡalbanɔm/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée galbanum#28931.