gaillardise

gaillardise

nom, féminin, /ɡajaʁdizə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Gaieté un peu vive.

    Il était d'une gaillardise, qui faisait honte à ses amis éloignés — Mme de Sévigné (1626-1696)

  2. Discours, propos un peu libre, qui n'a pas peur d'effaroucher les oreilles ; licence d'imagination à laquelle on s'abandonne en se jouant.

    Pour réparer des offenses si sensibles, vous croyez faire assez de m'exhorter à vous répondre sans outrages, pour nous repentir après tous deux de nos folies, et de me mander impérieusement que, malgré nos gaillardises passées, je sois encore votre ami, afin que vous soyez encore le mien — Pierre Corneille (1606-1684)

    Elle m'écrit des gaillardises, malgré tous ses maux — Mme de Sévigné (1626-1696)

Étymologie : Gaillard 1 ; provenç. galiardia ; esp. gallardia ; portug. galhardia ; ital. gagliardia.

Historique : XVIe s. Quand un escuyer veut prendre peine, il dresse et accommode en un an, voire un gros cheval de charrette, en telle sorte qu'il le fera paroistre avecques quelque gaillardise

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Gaieté avec une pointe de vanterie. Il a fait cela par gaillardise, par pure gaillardise. Ce n’est qu’une gaillardise.

  2. Il se dit aussi des Discours, des propos un peu libres. Dire des gaillardises.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • gaillardises — pluriel — /ɡajaʁdizə/
  • gaillardise — singulier — /ɡajaʁdizə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gaillardise#28902.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.