gaillardement
adverbe, /ɡajaʁdəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une façon gaillarde.
Destin fut surpris de la voir si gaillardement vêtue — Scarron (1610-1660)
Légèrement, sans façon. Il a fait cela un peu gaillardement.
Aristippe commença à danser et dit gaillardement : On en fait bien d'autres dans les fêtes de Bacchus — Fénelon (1651-1715)
Avec entrain et courage. Attaquer gaillardement.
Je travaille gaillardement à l'Extrême onction, qui est en vérité un sujet digne d'un Apelle, car il se plaisait fort à représenter des mourants — Nicolas Poussin (1594-1665)
Je le traversai [le cimetière] gaillardement — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Gaillarde, et le suffixe ment.
Historique : XIe s. Gaillardement touz [ils] les ont encensez XVe s. Se loyaulté s'y boute Par advis saigement, Dise gaillardement... XVIe s. Pour ceste occasion les doit-on manier [les chevaux] gaillardement, et leur donner tantost de la baguette, et tantost avecques la voix rude les tancer et menacer
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière joyeuse. Vivre gaillardement.
Il signifie aussi D’une manière alerte, décidée et de bonne humeur. Il a fait cela gaillardement, un peu gaillardement. Il lui a répliqué gaillardement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- gaillardement — forme de base — /ɡajaʁdəmɑ̃/
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