gaieté
nom, féminin, /ɡɛte/
Voir aussi : variante gaîté
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. f.
Belle humeur. Avoir de la gaieté dans le style, écrire d'une manière agréable et enjouée. Vivacité de belle humeur franche et communicative. Pointe de vin. On commençait à être en gaieté. Ce cheval a de la gaieté, il a de la vivacité. On dit aussi : ce cheval est gai.
À mon sens la gaieté vaut presque la sagesse — IMBERT
Ce pauvre diable ainsi parlant Mettait en gaieté tout l'hospice — Béranger (1780-1857)
Paroles, actions gaies, folâtres. Une gaieté, petite pièce de théâtre ou autre, destinée à faire rire.
Ce sont des jeux de mains et des gaietés incroyables — Mme de Sévigné (1626-1696)
Cent escapades aussi fortes passèrent pour des gaietés et des gentillesses agréables — Saint-Simon (1675-1755)
De gaieté de cœur, loc adv. De propos délibéré et sans sujet.
Les personnes qui écrivent de gaieté de cœur et seulement pour dire des gentillesses, ne sont pas excusables de ne m'avoir pas fait cet honneur [de ne m'avoir pas écrit] — Voiture (1597-1648)
Il m'attaque de gaieté de cœur pour se faire connaître de quelque façon que ce soit — Molière (1622-1673)
Étymologie : Gai ; provenç. gayeza ; anc. cat. gaeza ; ital. gaiezza.
Historique : XVIe s. ....Pour domter la gayeté trop grande de leurs appetits Boisverd voulut couvrir sa pauvreté [son peu d'hommes] d'une gayeté de cœur, jettant au devant de soi 80 arquebusiers pour faire fumée sur le haut de la levée Puis tournant sur son chemin, il prit Sahurne d'une mesme gaieté Qui pourra penser que le tiers estat aie en mesme temps au cœur la gaieté des armes, la peur au visage, et la faim entre les dents ? Ils trouvoient fort mauvais que l'on allast ainsi voluntairement de guayeté de cœur commencer la guerre à ces peuples
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Disposition à être en bonne humeur. Avoir de la gaieté. Perdre toute sa gaieté. Reprendre sa gaieté. Montrer de la gaieté. Témoigner une grande gaieté. Il est d’une gaieté folle. Il a de la gaieté dans l’esprit.
Grosse gaieté. Gaieté vulgaire, gaieté bruyante et prolongée.
Fam., être en gaieté, être mis en belle humeur par le vin.
Fam., De gaieté de coeur, loc. adv. De propos délibéré et sans y être forcé. Il l’a offensé de gaieté de coeur. Quereller quelqu’un de gaieté de coeur. Sacrifier un avantage de gaieté de coeur.
GAIETÉ se dit aussi de Folâtreries, de plaisanteries ou de jeux d’enfants. Ce sont là de petites gaietés qu’on peut passer à la jeunesse.
En termes de Manège, Les gaietés d’un cheval, Les vivacités d’un cheval.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- gaietés — pluriel — /ɡɛte/
- gaieté — singulier — /ɡɛte/
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