gagner

gagner

verbe, /ɡaɲe/

Définitions

  1. Obtenir de l'argent ou un profit par son travail ou son activité.

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  2. Remporter la victoire dans une compétition, un jeu ou un affrontement.

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  3. Atteindre un lieu en se déplaçant vers lui.

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  4. Se propager ou s'étendre progressivement à un domaine, un groupe ou un espace, en parlant d'une idée, d'une influence, d'une maladie ou d'un phénomène.

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Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (28 sens) — Académie 1935 (31 sens)

Littré (1873)

v. a.

  1. Terme de chasse, dans lequel seul le sens étymologique est resté. Paître, en parlant des animaux de chasse. À la tombée du jour, le lapin sort du bois et vient gagner.

  2. Tirer un profit en général, par une extension du profit particulier que fournissent les pâturages et l'agriculture. Absolument. Gagner de l'argent, devenir possesseur de sommes d'argent par un travail, par des entreprises, etc. Assurer par le travail. Gagner sa vie en travaillant à la terre. Absolument. Gagner sa vie, gagner de quoi vivre en travaillant. On dit de même gagner son pain à la sueur de son corps, à la sueur de son front.

    J'ai vu dans le palais une robe mal mise Gagner gros.... — La Fontaine (1621-1695)

    ....Or çà, sire Grégoire, Que gagnez-vous par an ? — La Fontaine (1621-1695)

  3. Acquérir, au jeu, la possession de quelque chose. Gagner cent louis. Gagner à la loterie. Gagner un lot Fig. Gagner les cartes, faire une ou plusieurs levées de plus que son adversaire. Gagner quelqu'un, avoir l'avantage sur lui dans les parties de jeu. Absolument. Jouer à qui perd gagne, convenir que le gain de la partie sera pour celui qui la perdra. Fig. Jouer à qui perd gagne, se dit lorsqu'un désavantage apparent procure un avantage réel. Telle carte gagne, signifie que celui qui a cette carte gagne ce qu'on a mis dessus. Aux loteries, tel billet, tel numéro gagne, un lot est échu à tel billet, à tel numéro. Terme de jeu de paume. Au dernier la balle la gagne, il faut, pour gagner la chasse, mettre la balle au dernier, c'est-à-dire au plus près du fond du jeu.

    Gagner son âme, par opposition à la perdre Le Fils de l'homme viendra pour rendre à chacun selon ses œuvres ; ce qui montre que son intention est qu'on veuille gagner son âme, en sorte que le salut nous est proposé comme un motif qui nous presse à ce nécessaire renoncement [du monde] — Bossuet (1627-1704)

    J. J. Rousseau, qui me gagnait toujours aux échecs, me refusait un avantage qui rendît la partie égale — Diderot (1713-1784)

  4. Il se dit des avantages que l'on remporte. Gagner le prix de la lutte, de la course. Il se construit quelquefois avec la préposition sur. Il a gagné le prix sur un tel. On dit dans un sens analogue, gagner une femme, l'obtenir pour le prix de quelque action. Gagner une bataille, battre l'ennemi. Gagner un procès, avoir en sa faveur la sentence du juge. On dit de même gagner sa cause. Absolument. Gagner une gageure, un pari, avoir l'avantage dans une gageure, dans un pari. Gagner la partie une partie, avoir l'avantage dans une partie de jeu. Absolument. C'est lui qui a gagné. Dans les courses, ce cheval a gagné d'une longueur, de deux longueurs, c'est-à-dire il est arrivé avant celui qui le suivait d'une fois, deux fois la longueur de son corps.

    Rodrigue t'a gagnée et tu dois être à lui — Pierre Corneille (1606-1684)

    Et si pour me gagner il faut trahir ton maître — Pierre Corneille (1606-1684)

  5. Fig. Mériter. Il gagne bien l'argent qu'on lui donne, il gagne bien son argent. On leur a bien fait gagner leur avoine, se dit des chevaux et fig. des hommes, quand on les a bien fait travailler. Ironiquement. Il l'a bien gagné, c'est-à-dire il ne lui arrive que ce qu'il mérite, en parlant d'une déconvenue, d'un affront, de quelque perte ou disgrâce. Gagner le ciel, le paradis, le mériter par ses œuvres. Gagner le jubilé, les indulgences, mériter les grâces qui y sont attachées. Gagner les œuvres de miséricorde, gagner les récompenses promises par Dieu aux œuvres de miséricorde. Servir les malades, c'est gagner les œuvres de miséricorde.

  6. Obtenir quelque chose en qualité d'avantage. Familièrement. Il n'y a rien à gagner, rien de bon à gagner, se dit d'affaires qui ne promettent rien d'avantageux, de bon. Gagner du temps, gagner temps, s'arranger de manière que le temps soit ménagé, que la chose soit différée, renvoyée à un meilleur moment.

    Et ce grand nom de Cid que tu viens de gagner — Pierre Corneille (1606-1684)

    [Un fils] Qui fait triompher Rome et lui gagne un empire — Pierre Corneille (1606-1684)

  7. Terme d'horticulture. Gagner une fleur ou un fruit, obtenir par le semis une variété nouvelle. Gagner un œillet, une fraise. Terme de manége. Gagner l'épaule d'un cheval, corriger par le secours de l'art quelque défaut dans cette partie.

  8. Il se dit des avantages, des qualités qu'une personne ou qu'une chose acquiert. Le langage perdit en naïveté ce qu'il gagnait en finesse.

    Mme de Villette a fait un voyage utile ; elle a gagné de l'embonpoint, elle a vu ses enfants — Mme de Maintenon (1635-1719)

  9. En un sens opposé, prendre quelque mal, tomber en quelque inconvénient. Il n'y a que des coups à gagner. Gagner un rhume, une pleurésie. Gagner du mal, contracter une maladie honteuse.

    S'engager dans un procès où il n'y a que de la honte et de l'infamie à gagner — Olivier Patru (1604-1681)

    La Bourdonnaie fut quatre ans à la Bastille ; et, quand il fut déclaré innocent, il mourut du scorbut qu'il avait gagné dans ce beau château — Voltaire (1694-1778)

  10. Obtenir quelque chose de quelqu'un. Nous ne gagnerons rien avec lui, nous ne viendrons pas à bout de le faire changer de résolution, de conduite, de langage, etc. Gagner quelque chose sur l'esprit de quelqu'un, lui persuader une chose. On dit de même : tâchez de gagner cela sur vous, faites un effort sur vous, obtenez cela de vous.

    Et soudain sa colère a trahi son amour Avec tant de transport et tant de violence, Que je n'ai pu gagner un moment d'audience — Pierre Corneille (1606-1684)

    ....Et je ne puis gagner, dans son perfide cœur, D'autre rang que celui de son persécuteur — Jean Racine (1639-1699)

  11. Acquérir, en parlant des cœurs, des esprits, des sentiments. Gagner les suffrages. Terme de manége. Gagner la volonté d'un cheval, triompher, par la patience et par la douceur, de la résistance de l'animal.

    Après avoir pour nous employé ce grand homme, Qui nous gagna soudain toutes les voix de Rome — Pierre Corneille (1606-1684)

    Un regard désarmé de toutes ses rigueurs Et tel qu'il est enfin quand il gagne les cœurs — Pierre Corneille (1606-1684)

  12. Se rendre favorable. Se laisser gagner, permettre à sa volonté de céder.

    Mais, charmante Mariane, commençons, je vous prie, par gagner votre mère — Molière (1622-1673)

    Je vois trop que son cœur s'obstine à dédaigner Tous ces profonds respects qui pensent la gagner — Molière (1622-1673)

  13. En mauvaise part, corrompre par des dons ou autrement. Il avait gagné le geôlier. Gagner quelqu'un à force d'argent.

  14. S'emparer, se rendre maître. L'ennemi gagna la contrescarpe. Gagner du terrain. Gagner le fort de l'épée. Par extension. Terme d'escrime. Gagner la mesure, se donner un avantage par un coulement d'épée et un mouvement en avant. Familièrement. Gagner du chemin, du pays, gagner chemin, gagner pays, avancer, poursuivre sa route. Fig. Gagner du pays, faire des progrès, réussir. Dans les courses, gagner la corde ou le cordeau, devancer les autres et s'approcher le plus près de la corde.

    La mer doit avec le temps gagner du terrain vers l'occident et en laisser vers l'orient — Buffon (1707-1788)

    Je dis à monseigneur mon père Tout ce que m'avait dit ma mère, Et qu'il fallait gagner pays — Scarron (1610-1660)

  15. Se diriger vers un endroit, y parvenir (le terrain, le chemin étant considéré comme quelque chose que l'on gagne). Gagner le temps, gagner l'heure, parvenir au temps requis, à l'heure voulue. Familièrement. Gagner la porte, se diriger vers la porte pour s'enfuir. Familièrement. Gagner le large, gagner au pied, gagner la guérite, gagner au haut, le haut, gagner les champs, le taillis, c'est-à-dire s'enfuir, s'esquiver.

    Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles — Pierre Corneille (1606-1684)

    Elle gagne la tour d'un pas précipité — Jean Mairet (1604-1686)

  16. Terme de marine. Gagner le vent, le dessus du vent, s mettre, à l'égard d'un autre vaisseau, entre lui et le côté d'où le vent souffle. Gagner au vent, s'approcher du point de l'horizon d'où le vent paraît souffler. Fig. Gagner le dessus, l'emporter, avoir l'avantage.

    Ces raisons, qui flattent nos sens, gagneront aisément le dessus — Bossuet (1627-1704)

  17. Atteindre, rejoindre, ou même dépasser. Il allait vite ; pourtant, forçant le pas, je le gagnai. Gagner l'ennemi. Gagner quelqu'un de vitesse, arriver avant lui, parce qu'on a cheminé plus vite. Fig. Gagner quelqu'un de vitesse, le prévenir. Je voulais avoir ce poste, mais il m'a gagné de vitesse. On dit dans le même sens gagner de la main. Gagner de vitesse, disent les grammairiens du XVIIe siècle, pour signifier prévenir quelqu'un par un redoublement de diligence, est une expression peu exacte qui n'a pas laissé de s'introduire dans l'usage. Gagner le devant, ou les devants, partir avant quelqu'un, le dépasser en allant plus vite.

  18. Se propager, s'étendre, faire des progrès. Le feu gagnait la maison voisine. De la jambe, la gangrène a gagné la cuisse. La faim, le froid me gagne, s'empare de moi peu à peu. Absolument. La nuit nous gagne, elle s'approche. L'heure, le temps nous gagne, il ne nous reste plus que bien peu de temps. Terme de manége. Votre cheval vous gagne, il vous emporte, vous n'en êtes plus le maître. On dit aussi qu'un cheval gagne à la main quand, s'animant, il va plus vite que le cavalier ne le veut.

    Vous périssez, les ondes vous gagnent — Massillon (1663-1742)

    La contagion fit un bien plus grand ravage dans Athènes, on n'en avait jamais vu de semblable ; on dit qu'elle avait commencé en Éthiopie, d'où elle descendit en Égypte, et de là gagna la Libye et une grande partie de la Perse — Rollin (1661-1741)

  19. V. n. Gagner, devenir meilleur. Ces bœufs ont bien gagné dans les pacages. Mes blés ont bien gagné depuis que le temps doux est venu.

    Je suis persuadé, sire, que ce voyage serait très avantageux pour M. Bitaubé, que son poëme y gagnerait beaucoup — D'Alembert (1717-1783)

  20. Avoir un profit, un avantage.

    Il n'y a que Pauline qui gagne à votre mal de tête — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Nous rions du mot de diable, nous respectons celui de furie ; voilà ce que c'est que d'avoir le mérite de l'antiquité ; il n'y a pas jusqu'à l'enfer qui n'y gagne — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Wall. wagni ; Berry, gaingné ; prov. gazanhar, gazagnar, guazanhar, gaaniar ; anc. cat. guadagnar ; cat. mod. guanyar ; ital. guadagnare ; du germanique : anc. haut-allem. weidanjan, faire paître, weida, pâturage. Toutes les formes sont trisyllabes ; le sens de paître, qui ne figure pas dans l'historique de gaaigner, figure dans gagnage. La langue d'oïl, du sens rural de paître, a passé au sens rural de labourer ; puis le profit fait par la culture a désigné toute sorte de profits, le gagner, ce qui est le seul sens resté aujourd'hui en usage. Bèze, au XVIe siècle, a gaigner ; mais il ajoute q

Historique : XIIe s. En pais [nous] tenons nos terres, ses [si les] faisons gaaignier [cultiver] La terre est morte e eissillie, N'est arée ne gaaignée XIIIe s. Là en ot assés de mors et de pris, et li pors de Constantinoble i fu gaaigniés Ceste gent ne puent plus paier, et quanques il nous paient, nous l'avons tout gaaignié, pour la convenance qu'il ne nous tienent mie Cil gaigna [eut] deus enfans en la serve haïe Tex [tel] cuide gaaigner qui pert, Et autre emborse le gaaing Li fevres en a à gaaigner son pain, et si pourroit estre damaces au commun Et s'il gaigne le [la] querele, que il r'ait les levées S…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

v. tr.

  1. Acquérir par son travail, par son initiative ou par l’effet des circonstances, du hasard. Un bon ouvrier peut gagner tant par jour. Une si forte somme ne se gagne pas en un jour. Il a gagné gros dans cette affaire. On l’emploie souvent absolument. Je ne gagne pas sur ce marché. C’est un métier où l’on gagne bien. Par analogie, Gagner sa vie, Gagner de quoi vivre. Il gagne largement sa vie. Il a bien de la peine à gagner sa vie. Gagner sa vie à donner des leçons, à faire des copies, à promener des étrangers. On dit, dans le même sens, Gagner son pain à la sueur de son front.

  2. Fig. et fam., N’est pas marchand qui toujours gagne. On doit s’attendre à des contrariétés et à des vicissitudes dans les affaires de la vie.

  3. Il se dit aussi en parlant du Gain que l’on fait au jeu, aux loteries ou dans un tirage financier. Il a gagné deux cents francs à l’écarté. Gagner à la loterie. Gagner le gros lot.

  4. Par extension, Telle carte gagne signifie Celui qui a cette carte gagne. Tel billet, tel numéro gagne, Il est échu un lot à tel billet, à tel numéro.

  5. Gagner quelqu’un, Lui gagner son argent au jeu. Cet homme-là me gagne toujours. Je n’ai jamais pu le gagner. Il est familier.

  6. Jouer à qui perd gagne, Jouer à un jeu où l’on convient que celui qui perdra selon les règles ordinaires gagnera la partie. Cela se dit, figurément et familièrement, lorsqu’un désavantage apparent procure un avantage réel.

  7. Il signifie encore Obtenir, remporter quelque chose que l’on désire. Il a gagné le prix. Vous ne gagnerez rien à lui tenir ce langage. Je n’ai pu le décider : voyez si vous y pourrez gagner quelque chose. Vous vous tourmentez inutilement pour cette affaire, vous n’y gagnerez rien. Ironiquement, dans le sens de Ce qui est contraire à un avantage, Je me souviendrai de ce voyage, j’y ai gagné un bon rhume. Il n’y a que des coups à gagner.

  8. Il signifie particulièrement Remporter un avantage dans une lutte ou un débat quelconque; et alors le complément direct indique l’espèce de lutte ou de débat. Gagner une bataille, la bataille. Gagner sa cause. Gagner son procès. Gagner une gageure, un pari. Gagner la partie.

  9. Par extension, Gagner son procès signifie Avoir gain de cause, même quand il ne s’agit pas d’une affaire portée devant les juges.

  10. Fig. et fam., Donner gagné se dit d’une Personne qui reconnaît que son adversaire l’emporte, qu’il a gagné. Je vous donne gagné. On dit dans un sens analogue Donner cause gagnée. Avoir cause gagnée. On dit aussi Donner ville gagnée. Avoir ville gagnée.

  11. Il se joint quelquefois avec la préposition SUR, pour marquer sur qui l’on remporte l’avantage. Il a gagné le prix sur un tel.

  12. Fig., Gagner quelque chose sur quelqu’un, sur l’esprit de quelqu’un. Lui persuader quelque chose, en obtenir quelque chose. On dit de même Tâchez de gagner cela sur vous, Faites cet effort sur vous, faites-vous violence en cela, obtenez cela de vous. J’ai gagné sur moi de n’y plus penser. J’ai gagné sur lui qu’il ne la reverrait pas.

  13. Gagner du temps, Faire quelque chose en moins de temps que par un autre moyen. En prenant l’avion au lieu du train, vous gagnez du temps. Gagner du temps signifie ainsi Différer quelque chose le plus longtemps possible, parce qu’on y voit un avantage. L’important en cette affaire est de gagner du temps. Il fit mille chicanes pour gagner du temps.

  14. Gagner bien ou Bien gagner signifie aussi figurément Mériter. Il l’a bien gagné. Il gagne bien l’argent qu’on lui donne. Il gagne bien son argent.

  15. Gagner le ciel, gagner le paradis, Mériter d’aller dans le ciel, d’aller en paradis.

  16. Gagner le jubilé, les indulgences, Mériter les grâces qui y sont attachées.

  17. Il se dit aussi en parlant des Avantages, des qualités qu’une personne ou qu’une chose acquiert. Le langage perdit en naïveté ce qu’il gagnait en élégance et en finesse. L’art ne gagne rien à ces innovations bizarres. Absolument, Ce jeune homme a gagné depuis que je ne l’ai vu. Cette femme gagne à être vue aux lumières. Cette statue gagne à être vue de ce côté. Cette pièce de théâtre gagne beaucoup à la lecture. Ce vin a gagné à vieillir.

  18. Il gagne à être connu. Plus on le connaît, plus on l’estime. Dans le sens contraire, Il ne gagne pas à être connu.

  19. Fig., Gagner du terrain, S’avancer, faire des progrès, se rapprocher du but.

  20. Gagner quelqu’un de vitesse, Arriver avant lui, parce qu’on est allé plus vite. Gagner l’ennemi de vitesse. On dit, en des sens analogues Hâtons-nous de rentrer, la nuit nous gagne. Gagner quelqu’un de vitesse signifie aussi figurément Le prévenir, faire avant lui une visite, une démarche. J’aurais souhaité obtenir cet emploi, mais il m’a gagné de vitesse.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (51)
  • gagnerions — conditionnel présent 1ʳᵉ pers. pluriel — /ɡaɲəʁjɔ̃/
  • gagnerais — conditionnel présent 1ʳᵉ pers. singulier — /ɡaɲəʁɛ/
  • gagneriez — conditionnel présent 2ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲəʁje/
  • gagnerais — conditionnel présent 2ᵉ pers. singulier — /ɡaɲəʁɛ/
  • gagneraient — conditionnel présent 3ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲəʁɛ/
  • gagnerait — conditionnel présent 3ᵉ pers. singulier — /ɡaɲəʁɛ/
  • gagnons — impératif présent 1ʳᵉ pers. pluriel — /ɡaɲɔ̃/
  • gagnez — impératif présent 2ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲe/
  • gagne — impératif présent 2ᵉ pers. singulier — /ɡaɲə/
  • gagnerons — indicatif futur 1ʳᵉ pers. pluriel — /ɡaɲəʁɔ̃/
  • gagnerai — indicatif futur 1ʳᵉ pers. singulier — /ɡaɲəʁe/
  • gagnerez — indicatif futur 2ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲəʁe/
  • gagneras — indicatif futur 2ᵉ pers. singulier — /ɡaɲəʁa/
  • gagneront — indicatif futur 3ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲəʁɔ̃/
  • gagnera — indicatif futur 3ᵉ pers. singulier — /ɡaɲəʁa/
  • gagnions — indicatif imparfait 1ʳᵉ pers. pluriel — /ɡaɲɔ̃/
  • gagnais — indicatif imparfait 1ʳᵉ pers. singulier — /ɡaɲɛ/
  • gagniez — indicatif imparfait 2ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲie/
  • gagnais — indicatif imparfait 2ᵉ pers. singulier — /ɡaɲɛ/
  • gagnaient — indicatif imparfait 3ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲɛ/
  • gagnait — indicatif imparfait 3ᵉ pers. singulier — /ɡaɲɛ/
  • gagnâmes — indicatif passé 1ʳᵉ pers. pluriel — /ɡaɲamə/
  • gagnai — indicatif passé 1ʳᵉ pers. singulier — /ɡaɲe/
  • gagnâtes — indicatif passé 2ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲatə/
  • gagnas — indicatif passé 2ᵉ pers. singulier — /ɡaɲa/
  • gagnèrent — indicatif passé 3ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲɛʁə/
  • gagna — indicatif passé 3ᵉ pers. singulier — /ɡaɲa/
  • gagnons — indicatif présent 1ʳᵉ pers. pluriel — /ɡaɲɔ̃/
  • gagne — indicatif présent 1ʳᵉ pers. singulier — /ɡaɲə/
  • gagnez — indicatif présent 2ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲe/
  • gagnes — indicatif présent 2ᵉ pers. singulier — /ɡaɲə/
  • gagnent — indicatif présent 3ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲə/
  • gagne — indicatif présent 3ᵉ pers. singulier — /ɡaɲə/
  • gagner — infinitif — /ɡaɲe/
  • gagnées — participe passé pluriel féminin — /ɡaɲe/
  • gagnés — participe passé pluriel masculin — /ɡaɲe/
  • gagnée — participe passé singulier féminin — /ɡaɲe/
  • gagné — participe passé singulier masculin — /ɡaɲe/
  • gagnant — participe présent — /ɡaɲɑ̃/
  • gagnassions — subjonctif imparfait 1ʳᵉ pers. pluriel — /ɡaɲasjɔ̃/
  • gagnasse — subjonctif imparfait 1ʳᵉ pers. singulier — /ɡaɲasə/
  • gagnassiez — subjonctif imparfait 2ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲasje/
  • gagnasses — subjonctif imparfait 2ᵉ pers. singulier — /ɡaɲasə/
  • gagnassent — subjonctif imparfait 3ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲasə/
  • gagnât — subjonctif imparfait 3ᵉ pers. singulier — /ɡaɲa/
  • gagnions — subjonctif présent 1ʳᵉ pers. pluriel — /ɡaɲɔ̃/
  • gagne — subjonctif présent 1ʳᵉ pers. singulier — /ɡaɲə/
  • gagniez — subjonctif présent 2ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲie/
  • gagnes — subjonctif présent 2ᵉ pers. singulier — /ɡaɲə/
  • gagnent — subjonctif présent 3ᵉ pers. pluriel — /ɡaɲə/
  • gagne — subjonctif présent 3ᵉ pers. singulier — /ɡaɲə/

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Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.