gagnage

gagnage

nom, masculin, /ɡaɲaʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Pâtis, pâturage où vont paître les troupeaux. Champs ensemencés. Terme de chasse. On dit que les bêtes vont au gagnage, quand elles vont chercher leur nourriture à certaines heures, dans les terres semées de grains ou chargées d'herbe.

    Les troupeaux que la faim a chassés des bocages à pas lents et craintifs entrent dans les gagnages — Racan (1589-1670)

    Les pigeons s'en vont aux gagnages — DU CANGE

Étymologie : Gagner, dans le sens de paître ; picard, gagnage, gain ; Berry, gâgnage, gangnage ; prov. gazanhatge.

Historique : XIIIe s. Il a une terre trouvée, Qui de tous biens est estourée ; Car il n'y avoit que gagnaiges, Et prés, rivieres et boscaiges Et prendoit proies ès paysans et tourbloit le pays qu'on n'i semoit ne ahanoit nient, ne faisoit nul gaegnage [récolte] tant comme la terre de la marche duroit et encore autre XIVe s. Les meilleurs ouvriers sayeurs de bleds et autres gaignages durant les moissons ne peuvent prendre n'avoir que deux sols six deniers XVIe s. On met sa terre en gagnage [à profit, on en tire parti, en la faisant cultiver] par baux à rente, cens ou fief Il sçavoit par sur tous laisser cou…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Pâturage où vont paître les bestiaux.

  2. Il se dit, par extension, de la Nourriture que les lièvres, les faisans et autre gibier viennent, sortant du bois, prendre dans les champs avoisinants.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • gagnages — pluriel — /ɡaɲaʒə/
  • gagnage — singulier — /ɡaɲaʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gagnage#28888.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.