futaie
nom, féminin, /fytɛ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Bois, forêt de grands arbres. Fig.
Il y a là une forêt de haute futaie arrosée d'une infinité de ruisseaux — Vaugelas (1585-1650)
La plus utile de ces ordonnances est celle qui établit dans les bois des ecclésiastiques et gens de mainmorte la réserve du quart pour croître en futaie ; elle est ancienne et a été donnée pour la première fois en 1573 — Buffon (1707-1788)
Un bois de quarante ans se nomme futaie sur taillis ; entre quarante et soixante, demi-futaie ; entre soixante et cent vingt, jeune haute futaie ; de cent vingt à deux cent, haute futaie ; au-dessus de deux cents ans, haute futaie sur le retour. D'autres disent : jeune futaie, depuis 80 ans jusqu'à 120 ; haute futaie depuis cet âge jusqu'au dépérissement qu'on désigne par le mot de vieille futaie.
Bois venu par graine.
Mode d'exploitation d'une forêt, où l'on laisse les arbres arriver à une longue croissance ; il est opposé à taillis. Futaie de brins, les semis qu'on laisse croître en futaie. Revenu de futaie, jeune futaie qui s'élève en place de celle qu'on a abattue. Futaie sur souche, le bois ou le taillis qui repousse de souches.
Étymologie : Fût, dans le sens de bois, avec la finale collective aie, qui représente le suffixe latin etum, par exemple : salicetum, saussaie, etc. L'orthographe ancienne, qui est constamment par une s, écarte l'étymologie de fou, fouteau, hêtre.
Historique : XIVe s. Faut querre le chevreul à rongier [ruminer] vers les cleres fustoies Es cleres fustayes et en aultre pays cler XVIe s. Bois est reputé haute-futaie, quand on a demeuré trente ans sans le couper Il est permis à l'usufruitier de couper, en son temps, toute sorte des arbres legeres comme sapins, aulnes, peupliers.... et bois de basse fustaye ou autres de bois dur, comme chesnes, faus, ormes
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Forêt où l’on n’a conservé que les arbres destinés à atteindre leur pleine croissance. Une jeune futaie. Une vieille futaie. Laisser monter un bois en futaie. Une futaie de chênes, de hêtres, de sapins.
Demi-futaie, Futaie qui n’est parvenue qu’à la moitié de sa hauteur. Haute futaie, Futaie qui est parvenue à toute sa hauteur. On dit, dans le même sens, Bois de haute futaie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- futaies — pluriel — /fytɛ/
- futaie — singulier — /fytɛ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée futaie#28709.