froidure

froidure

nom, féminin, /fʁwadyʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Le froid du temps, de la saison, du climat. En poésie, l'hiver.

    Ainsi que la chaleur, le miel craint la froidure — Jacques Delille (1738-1813)

    Une humide froidure Aigrissait tout à coup les tourments que j'endure — Marie-Joseph Chénier (1764-1811)

Étymologie : Froid ; provenç. freidura, frejura ; espagn. freidura ; ital. freddura.

Historique : XIIe s. Entre ces contrarietez Qui sont si grantz cum vos oez [entendez], Cume de fridore e d'arson XIIIe s. Et la royne en a grant froidure soufferte Ou s'il pooient ains [auparavant] savoir Qu'il deüst faire outre mesure En yver estrange froidure.... Les vielles gens ont tost froidure, Bien savés que c'est lor nature Note que naturel froidure [impuissance] pot estre provée dedanz trois anz La gloire Dieu t'est apareilliée, où chalors ne froidure ne te nuira XVe s. Et dura cette pluie et cette froidure jusques à soleil levant À cause des grandes gelées et froidures XVIe s. Son mari sentit une…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Le froid répandu dans l’air. La froidure de la saison. La froidure d’un climat. Ces plantes craignent la froidure.

  2. Il se dit aussi pour Hiver; mais, dans ce sens, il n’est guère usité qu’en poésie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • froidures — pluriel — /fʁwadyʁə/
  • froidure — singulier — /fʁwadyʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée froidure#28435.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.