frime
nom, féminin, /fʁimə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme populaire. Semblant, feinte. Ce n'est que pour la frime.
Puisqu'il a fait la frime de mourir, il faut qu'il achève de bonne grâce,
Étymologie : Le latin frumen avait le sens de gosier, de pomme d'Adam ; un glossaire, dans du Cange, y ajoute le sens de monstre ; y faut-il voir l'origine de frume ou frime, grimace, apparence ?
Historique : XIIIe s. Compere, porqoi t'en vas-tu ? Et renart li a respondu : N'en faites jà chiere ne frume ; Bien vos en diré la costume Renart, qui sait de toutes frumes, Lui esracha quatre des plumes De bien se doit on esjouir : Li bon, car c'est droit et coustume, Et li mauvais en font la frume XVe s. Hau ! Wattville, pour le frimas [la frime] Faites venir frere Thomas Tantost qui me confessera XVIe s. Il n'en fit point de frime [il en prit son parti sans grimace]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Le semblant, la mine que l’on fait de quelque chose. Il n’en a fait que la frime. Ce n’est que pour la frime. C’est une frime. Il est familier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- frimes — pluriel — /fʁimə/
- frime — singulier — /fʁimə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée frime#28356.