frappé · frappe

frappé

adjectif, /fʁape/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (8 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Qui a reçu un coup. Frappé à l'improviste. Frappé de la foudre. Fig. Drap bien frappé, drap fort et serré. On dit de même qu'une toile, une tapisserie sont bien frappées, pour exprimer que l'ouvrage en est fin et serré.

    ....Même à ce matin une brebis frappée S'est de la main du prêtre et du temple échappée — Jean Mairet (1604-1686)

    Il ne leur reste qu'à considérer de quel côté allait tomber ce grand arbre ébranlé par tant de mains et frappé de tant de coups à sa racine — Bossuet (1627-1704)

  2. Il se dit des sens de l'ouïe, de la vue. L'oreille frappée de ce bruit.

  3. Qui reçoit une empreinte par le coup du balancier. Pièce de monnaie bien frappée. Fig. Un ouvrage frappé au bon coin, un bon ouvrage. On dit dans un sens analogue : un ouvrage frappé au coin du génie. Un vers bien frappé, un vers que l'on compare à une médaille dont l'empreinte est vive et nette. Un endroit bien frappé, passage d'un livre, d'un discours qui est d'une expression vive et faisant effet. Fig. Dont l'effet est vif.

    Quelques vers bien frappés ne suffisent pas — Voltaire (1694-1778)

    Je le priai [le duc de Beauvillier] de peser l'endroit [de mon mémoire] des mouches, des crapauds et de ces badinages, que je trouvais moi-même trop frappé — Saint-Simon (1675-1755)

  4. Atteint. Frappé de la peste. Frappé d'une maladie grave. Frappé d'apoplexie. Frappé de Dieu, qui reçoit un coup de la Providence. Être frappé à mort, être malade à n'en pouvoir réchapper. Être frappé à mort, recevoir une blessure, éprouver une peine, une douleur qui conduisent au tombeau.

    Marie-Thérèse, aussitôt emportée que frappée par la maladie, se trouve toute vive et tout entière entre les bras de la mort, sans presque l'avoir envisagée — Bossuet (1627-1704)

    Il [le régent] fut averti par une légère attaque d'apoplexie qu'il négligea, ce qui lui en attira une seconde le 2 décembre 1723, à Versailles ; il mourut au moment qu'il en fut frappé — Voltaire (1694-1778)

  5. Fig. Qui reçoit comme un coup porté à l'esprit, au cœur, à l'imagination, aux sens. Avoir l'esprit frappé d'une idée, être frappé d'une idée, en être préoccupé, obsédé. Avoir l'imagination frappée de quelque chose, ou, simplement, avoir l'imagination frappée, avoir l'imagination saisie par quelque appréhension, par quelque idée sinistre. On dit dans le même sens : il est frappé. Il est frappé là, signifie que c'est sa dernière résolution et qu'il n'en démordra pas.

    Et quand vos yeux frappés de toutes ces misères — Pierre Corneille (1606-1684)

    Mon ignorance me fait compter pour beaucoup de voir une personne tendrement aimée ; je suis frappée des objets, et l'absence doit me déplaire plus qu'à vous — Mme de Sévigné (1626-1696)

  6. Rafraîchi par le moyen de la glace. Du champagne frappé.

  7. Terme de peinture. Objet frappé de lumière, celui où la lumière tombe directement.

  8. S. m. Terme de musique. Temps de la mesure dans lequel l'on baisse le pied, ou la main, ou le bâton de mesure, et qui marque la note la plus forte Le levé et le frappé. On dit aussi adjectivement : le temps frappé.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • frappées — pluriel féminin — /fʁape/
  • frappés — pluriel masculin — /fʁape/
  • frappée — singulier féminin — /fʁape/
  • frappé — singulier masculin — /fʁape/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée frappé#28248.

frappe

nom, féminin, /fʁapə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Empreinte que le balancier laisse sur la monnaie.

  2. Assortiment de matrices pour fondre des caractères d'imprimerie.

Étymologie : Voy. FRAPPER.

Historique : XIIIe s. Et Renart est tornez en fuie, Et lesse Belin en la frape

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Empreinte que le balancier fait sur la monnaie et sur les médailles.

  2. Il désigne aussi la Transformation d’une certaine quantité de métal en monnaie.

  3. Il signifie aussi Assortiment complet de matrices pour fondre des caractères d’imprimerie. Une frappe de romain, d’italique. Une frappe de neuf.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • frappes — pluriel — /fʁapə/
  • frappe — singulier — /fʁapə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée frappe#28241.

frappé

nom, masculin, /fʁape/

Voir aussi : forme féminine frappée

Grammaire et formes (2)
  • frappés — pluriel — /fʁape/
  • frappé — singulier — /fʁape/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée frappé#28247.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.