frairie

frairie

nom, féminin, /fʁɛʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Partie de bonne chère et de divertissement. Être de frairie, prendre part à une frairie.

    L'on dispute, l'on fait frairie, L'on boit ; plus l'on boit, plus l'on crie ; Et sur le déclin du repas L'on parle et l'on ne s'entend pas — Charles Perrault (1628-1703)

    Les loups mangent gloutonnement ; Un loup donc étant de frairie Se pressa, dit-on, tellement Qu'il en pensa perdre la vie — La Fontaine (1621-1695)

  2. Nom, dans quelques provinces de la France, des fêtes de village. Aller à la frairie.

Étymologie : Wallon, frairèie ; du bas-latin fratria, société ; du latin fratria, collége, corporation, qui vient du grec φρατρία, tribu, φρατὴρ, φράτωρ, membre de la tribu, de même radical que le latin frater (voy. FRÈRE). Le sens propre est assemblée, de là fête, gala.

Historique : XIVe s. Gilot de la frarie des drapiers dist à Lochon de la frarie des tanneurs.... Ha, dist le renart, il n'est rien que on ne face par comperes et par commeres ; nous sommes tous de la frarie saint Faulsset [nous sommes tous trompeurs] Frarie, c'est congregation, confrairie

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Partie de divertissement et de bonne chère. être d’une frairie. Faire frairie. être en frairie. Il est vieux.

  2. Il se dit, dans quelques provinces de la France, des Fêtes de village. C’est aujourd’hui la frairie dans tel endroit. Aller à la frairie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • frairies — pluriel — /fʁɛʁi/
  • frairie — singulier — /fʁɛʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée frairie#28169.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.