fourrure
nom, féminin, /fuʁyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (8 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Peau de certains animaux, plus ou moins précieuse, munie de son poil et préparée, dont on garnit les vêtements pour se garantir du froid. Par extension, en parlant d'oiseaux.
La fourrure des castors blancs est estimée à cause de sa rareté, et les parfaitement noirs sont presque aussi rares que les blancs — Buffon (1707-1788)
Les Français construisirent en 1726, à Niagara, un fort où s'arrêtaient les fourrures, qui, sans cet établissement, auraient été portées à Oswego — Raynal (1713-1796)
Robe garnie de fourrures. La fourrure d'un docteur, d'un président. Par extension, la personne même qui porte la robe de fourrure.
Les députés [lapins] retournèrent dire à leurs frères que cet étranger [le chat], si vénérable par sa majestueuse fourrure, était un philosophe — Fénelon (1651-1715)
Rose en douillette, en fourrure, Ici contre la froidure, Vient m'offrir un doux soutien — Béranger (1780-1857)
Terme de blason. Peaux velues qui entrent dans les armoiries ; il y en a deux, l'hermine et le vair.
Terme de menuiserie. Tringles de bois servant à appuyer le lambris, à remplir un vide, etc. Morceau de bois mince qui sert à caler les pièces de charpente.
Terme de marine. Morceaux de vieille toile ou de vieux cordages servant à remplir les vides, à garantir du frottement les cordages. Nom donné à certaines garnitures de bois tendres appliquées aux vergues, aux mâts, aux bittes, aux écubiers, etc.
Morceau ou pièce fausse insérée dans quelque ouvrage ancien.
Pyramide de chaudrons qui entrent les uns dans les autres.
Touffes d'herbes que les bestiaux laissent dans les prés parce qu'ils y trouvent des plantes qui leur répugnent.
Étymologie : Fourrer ; prov. folradura ; anc. espagn. forradura. La fourrure, comme on voit par l'historique, est proprement ce qui enveloppe, et, en se particularisant, la peau velue dont on garnit les vêtements.
Historique : XIIIe s. Fame n'est pas de peché monde. Qui a sa crine noire ou blonde Selonc nature, Qui i met s'entente et sa cure à ajouster une fourreure Au lonc des treces XVe s. Serons armez [pour un tournois] par nos cousts comme il nous plaira, et aurons targe sans couverture ne fourrure de fer ne d'acier XVIe s. Seront tenus les officiers de nos villes de faire visiter lesdits fagots et laignes, quand ils viendront à vente, pour sçavoir s'il y a fourrure ou autre faute, et proceder sur les delinquans par les peines....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Peau de certains animaux, précieuse par la couleur, la longueur, l’épaisseur du poil, et dont on se sert pour doubler, garnir ou orner les robes, etc. : on en fait aussi des manchons, des bonnets, des manteaux, des paletots, etc. Une belle fourrure. Une fourrure de grand prix. Fourrure de martre zibeline, de petit-gris, d’hermine, etc. Un manteau, un paletot, un bonnet, un col de fourrure. Prendre, oublier sa fourrure, Sa cravate, son écharpe de fourrure.
Il désigne aussi, en termes de Blason, l’hermine et le vair. La fourrure d’un président.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- fourrures — pluriel — /fuʁyʁə/
- fourrure — singulier — /fuʁyʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fourrure#28117.