fourragé · fourrage

fourragé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Pillé. La campagne fourragée par des partis ennemis.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée FOURRAGÉ, ÉE.

fourrage

nom, masculin, /fuʁaʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. m.

  1. Nom donné aux tiges, feuilles et racines des plantes vertes dont les bestiaux se nourrissent. Fourrage vert. Fourrage sec. Dans l'acception la plus générale, fourrage comprend toutes les substances d'origine végétale employées à la nourriture des bestiaux. Racinesfourrages ou fourrages-racines, la betterave, la carotte, les choux-raves et choux-navets, le navet, le panais, la pomme de terre, le raifort et le topinambour.

  2. Particulièrement. L'herbe qu'on coupe à l'armée pour la nourriture des chevaux. Mettre la cavalerie en quartier de fourrage, l'établir dans un pays où le fourrage abonde. L'action même de couper, d'apporter le fourrage. Aller au fourrage. Être commandé de fourrage. Ordonner un fourrage général. Fig. Ravage. Se dit aussi des troupes commandées tant pour faire le fourrage que pour le soutenir. Les ennemis attaquèrent le fourrage.

    Les hommes et les chevaux revenaient épuisés, ceux toutefois qui revenaient ; car chaque mesure de seigle, chaque trousse de fourrage nous étaient disputées — Philippe-Paul de Ségur (1780-1873)

    Il y avait 2000 hommes au fourrage — Mme de Sévigné (1626-1696)

  3. Terme d'artillerie. Foin, herbe dont on se sert pour bourrer le canon.

Étymologie : Feurre, foere, foure, paille, qui avait donné fourrer, d'où fourrage ; prov. fouratge ; esp. forrage ; ital. foraggio (voy. FEURRE).

Historique : XVe s. Nous serons tous à butin, aussi bien ceulx de dehors comme ceux de dedens, afin que nul ne s'amuse au fourraige Si fut le long sejour de ceste gent desplaisant à ceulx de Paris, qui leurs vins ne povoient cueillir, mais perdoient blez, fruiz et fourrages, et tout ce qu'ilz avoient hors Paris XVIe s. Les soudards Thraciens chargerent quelques fourrageurs des Romains qui portoient du fourrage au camp Peut le seigneur bas justicier creer ou commettre gens pour lever et recepvoir les dismes qui lui appartiennent en la seigneurie, pareillement les droits de la couppe des bois, ensemble de va…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Terme de marine. Tout cordage employé à en couvrir un autre.

Étymologie : Fourrer.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m. coll.

  1. La paille, le foin et toute autre espèce d’herbe qu’on donne pour nourriture aux bestiaux, aux chevaux, etc., lorsqu’on ne les fait point paître. Donner du fourrage au bétail. Ils ne nourrissent leurs vaches que de fourrage. Fourrage vert. Fourrage sec. Cette plante donne un très bon fourrage; on la cultive comme fourrage, pour le fourrage. Ration de fourrage. Un pays abondant en fourrage. Faire provision de fourrage. L’armée manquait de fourrage.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • fourrages — pluriel — /fuʁaʒə/
  • fourrage — singulier — /fuʁaʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fourrage#28107.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.