fourniture

fourniture

nom, féminin, /fuʁnityʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Provision fournie ou à fournir. Ce marchand fait les fournitures de telle maison. Action d'approvisionner. Fig.

    Il parvint à avoir la fourniture des sels du Valais, qui lui valait vingt mille livres de rente — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    Avenant que par guerre il y eût empêchement en mer à la voiture des sels pour la fourniture des greniers de la ferme,

  2. Terme de commerce. Ce qu'on donne, ce qu'on livre. Une grosse fourniture d'argent. Ce sens a vieilli.

  3. Ce que fournissent certains ouvriers, les tailleurs, les tapissiers, en employant l'étoffe, la matière principale. Le tapissier a pris tant pour façon et fournitures.

  4. Fines herbes pour assaisonnement. Il n'y a pas assez de fourniture dans cette salade.

  5. Terme d'organiste. Jeu composé de plusieurs rangs de tuyaux qui servent à remplir et à donner du volume au son.

  6. Terme d'administration militaire. Literies militaires.

  7. Terme de gantier. Morceau de peau pour faire les pouces, les fourchettes et les coins des gants.

Étymologie : Fournir, probablement par l'ancien participe fournit, et la finale ure.

Historique : XIIIe s. Failli vous onques fornesture, Ne besoignable vesteüre ? XVe s. Ne restoit plus de son emprise que la fourniture des armes à pié [le combat à pié]

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Provision fournie ou à fournir. On le dit aussi de l’Action même de fournir, d’approvisionner. Fourniture de blé, de vin, de bois, d’argent, etc. La fourniture de l’armée. Entreprendre une fourniture. Faire une fourniture. Il est chargé de cette fourniture.

  2. Il se dit quelquefois, en termes de Commerce, de Ce qu’on livre, de ce qu’on procure.

  3. Il se dit aussi de Ce que les tailleurs, tapissiers, et autres semblables artisans ou qui travaillent à façon, ont coutume de fournir en employant l’étoffe, la matière principale. Le tailleur veut tant pour ses fournitures. Le tapissier a pris tant pour façon et fourniture.

  4. Il désigne encore les Menues herbes dont on accompagne les salades. La fourniture de cette salade est excellente.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • fournitures — pluriel — /fuʁnityʁə/
  • fourniture — singulier — /fuʁnityʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fourniture#28105.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.