fourniment

fourniment

nom, masculin, /fuʁnimɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Anciennement, étui à poudre que portaient les mousquetaires à pied au XVIIe siècle. Adieu mes fourniments, adieu mon forniquet, Le crève-cœur d'un soldat, pièce de 1623. Il se disait aussi de la poire à poudre des chasseurs.

    Il passe un cordon où pend le fourniment — La Bruyère (1645-1696)

    Chargé de son fusil, de son carnier, de son fourniment — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  2. Aujourd'hui, buffleterie, objet d'équipement d'un soldat. Nettoyer son fourniment.

    Quand ce prince fait la revue de son régiment, il examine le fourniment du soldat ; le grand homme ne néglige rien — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : Fournir ; provenç. formimen.

Historique : XIIIe s. Chascuns mantiaus que marcheans achete au Lendi, doit un denier ; fournimens tanés à sollers en charrete doit deux deniers Quiconques est cordouanier à Paris, il ne puet ne ne doit mestre viez euvre en fournement avecques nueve XVIe s. Je pris plaisir à voir un carme reformé qui portoit son fourniment dans le derriere du froc Le nouveau soldat en chemise y gagna une arquebuse avec un fourniment tel quel, mais il ne voulut point prendre aucun habit .... Et leurs soldats, quasi tous, morrions et fourniments dorez

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Ensemble des objets d’équipement à l’usage de chaque soldat. Nettoyer son fourniment.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • fourniments — pluriel — /fuʁnimɑ̃/
  • fourniment — singulier — /fuʁnimɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fourniment#28100.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.