fourberie

fourberie

nom, féminin, /fuʁbəʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de fourber.

    Je ne trouve partout que lâche flatterie, Qu'injustice, intérêt, trahison, fourberie — Molière (1622-1673)

    Nous plumons une coquette ; la coquette mange un homme d'affaires ; l'homme d'affaires en pille d'autres ; cela fait un ricochet de fourberies le plus plaisant du monde — Lesage (1668-1747)

  2. Par extension, penchant à fourber.

    Vive la fourberie et les fourbes aussi ! — Molière (1622-1673)

    La finesse est l'occasion prochaine de la fourberie ; de l'une à l'autre le pas est glissant ; le mensonge seul en fait la différence ; si on l'ajoute à la finesse, c'est fourberie — La Bruyère (1645-1696)

Étymologie : Ital. furberia, de furbo, fourbe.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Tromperie basse et odieuse. Faire une fourberie, des fourberies. Une fourberie insigne.

  2. Il se dit, par extension, de la Disposition à tromper avec une adresse perfide et odieuse. Sa fourberie est bien connue. Cette femme n’est que fourberie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • fourberies — pluriel — /fuʁbəʁi/
  • fourberie — singulier — /fuʁbəʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fourberie#28065.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.