fourbe
adjectif · /fuʁbə/
Usage : d'usage courant (1.39 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Qui trompe autrui par des moyens déloyaux, hypocrite.
« Ah ! fourbe, fourbe, tu m'as trompée, tu te livres bien heureusement à la vengeance que j'en veux prendre »Dancourt (1661-1725)
« Il court parmi le monde un livre abominable, Un livre à mériter la dernière rigueur, Dont le fourbe a le front de me faire l'auteur »Molière (1622-1673)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- fourbes : pluriel · /fuʁbə/
- fourbe : singulier · /fuʁbə/
Témoignages historiques
Littré (1873), entrée 1 · 1 sens
adj.
Qui a recours, pour tromper, à des moyens odieux. Fig. S. m. et. f. Un maître fourbe.
Et vous m'avez cru fourbe ou de peu de pouvoirPierre Corneille (1606-1684)
Imagination, c'est cette partie décevante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujoursPascal (1623-1662)
Étymologie : Bourguig. forbe ; de l'ital. furbo, fourbe. Diez regarde furbo comme ayant le même radical que fourbir, nettoyer, et par suite dépouiller. C'est d'une façon analogue que polir a donné polisson.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée fourbe#28063.
fourbe
nom, masculin · /fuʁbə/
Usage : d'usage courant (1.17 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Disposition à tromper autrui avec ruse et hypocrisie, mêlée à une apparence de franchise.
« Du nom de fierté noble on orna l'impudence, Et la fourbe passa pour exquise prudence »Boileau (1636-1711)
« Vous, nourri dans la fourbe et dans la trahison »Jean Racine (1639-1699)
Personne qui trompe habituellement les autres avec fausseté et duplicité.
« Oh ! qu'il va me payer sa fourbe abominable ! »Voltaire (1694-1778)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- fourbes : pluriel · /fuʁbə/
- fourbe : singulier · /fuʁbə/
Témoignages historiques
Littré (1873), entrée 2 · 2 sens
s. f.
Caractère du fourbe ; disposition à fourber, habitude de fourber.
La fourbe n'est le jeu que des petites âmes, Et c'est là proprement le partage des femmesPierre Corneille (1606-1684)
En matière de fourbe il est maître, il y pipePierre Corneille (1606-1684)
Acte de fourbe. Supercherie.
Ce héros voit la fourbe et s'en moque dans l'âmePierre Corneille (1606-1684)
Nous triomphons, Attale, et ce grand Nicomède Voit quelle digne issue à ses fourbes succèdePierre Corneille (1606-1684)
Étymologie : Fourbe 1.
Historique : XVe s. Dame, je ne say de leurs forbes, Ne aussi leurs intentions Le moyne qui disoit ses heures avec luy [le duc de Guienne, frère de Louis XI] estoit soupçonné qu'il avoit joué la fourbe à monsieur de Guyenne, et baillé la corme verte, et qu'iceluy moyne fut cause de le mettre hors de la terre des vivans XVIe s. Pour estre advocat ou financier, il ne fault pas mescognoistre la fourbe qu'il y a en telles vacations Il obtint ce qu'il demanda par ceste fourbe, dont il abusa le peuple
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens
n. f.
Tromperie basse et odieuse. Ta fourbe sera démasquée. Dans cette acception, on dit plutôt aujourd’hui FOURBERIE.
Il se dit, par extension, de l’Habitude de tromper, de la disposition à tromper. Cet homme est la fourbe personnifiée.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée fourbe#28061.