fourbe · fourbé

fourbe

adjectif, /fuʁbə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

adj.

  1. Qui a recours, pour tromper, à des moyens odieux. Fig. S. m. et. f. Un maître fourbe.

    Et vous m'avez cru fourbe ou de peu de pouvoir — Pierre Corneille (1606-1684)

    Imagination, c'est cette partie décevante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours — Pascal (1623-1662)

Étymologie : Bourguig. forbe ; de l'ital. furbo, fourbe. Diez regarde furbo comme ayant le même radical que fourbir, nettoyer, et par suite dépouiller. C'est d'une façon analogue que polir a donné polisson.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • fourbes — pluriel — /fuʁbə/
  • fourbe — singulier — /fuʁbə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fourbe#28063.

fourbé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Fourbé par une intrigante.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée FOURBÉ, ÉE.

fourbe

nom, masculin, /fuʁbə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Caractère du fourbe ; disposition à fourber, habitude de fourber.

    La fourbe n'est le jeu que des petites âmes, Et c'est là proprement le partage des femmes — Pierre Corneille (1606-1684)

    En matière de fourbe il est maître, il y pipe — Pierre Corneille (1606-1684)

  2. Acte de fourbe. Supercherie.

    Ce héros voit la fourbe et s'en moque dans l'âme — Pierre Corneille (1606-1684)

    Nous triomphons, Attale, et ce grand Nicomède Voit quelle digne issue à ses fourbes succède — Pierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : Fourbe 1.

Historique : XVe s. Dame, je ne say de leurs forbes, Ne aussi leurs intentions Le moyne qui disoit ses heures avec luy [le duc de Guienne, frère de Louis XI] estoit soupçonné qu'il avoit joué la fourbe à monsieur de Guyenne, et baillé la corme verte, et qu'iceluy moyne fut cause de le mettre hors de la terre des vivans XVIe s. Pour estre advocat ou financier, il ne fault pas mescognoistre la fourbe qu'il y a en telles vacations Il obtint ce qu'il demanda par ceste fourbe, dont il abusa le peuple

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Tromperie basse et odieuse. Ta fourbe sera démasquée. Dans cette acception, on dit plutôt aujourd’hui FOURBERIE.

  2. Il se dit, par extension, de l’Habitude de tromper, de la disposition à tromper. Cet homme est la fourbe personnifiée.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • fourbes — pluriel — /fuʁbə/
  • fourbe — singulier — /fuʁbə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée fourbe#28061.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.