forteresse
nom, féminin, /fɔʁtəʁɛsə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Lieu régulièrement fortifié pour résister aux attaques d'un ennemi. Fig.
Par les soins d'un si grand roi, la France entière n'est plus, pour ainsi dire, qu'une seule forteresse qui montre de tous côtés un front redoutable — Bossuet (1627-1704)
C'est là [la distribution des biens et des maux] que les impies se retranchent comme dans leur forteresse imprenable, c'est de là qu'ils jettent hardiment des traits contre la sagesse qui régit le monde — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Fort ; provenç. fortalessa, fortaressa ; catal. fortalesa ; espagn. fortaleza. La dérivation s'est faite de fort à l'aide d'un suffixe al ou ar, el ou es, comme dans l'italien corsare, corsale, dérivé de corsa, course.
Historique : XIIe s. Vers nous ne se tenra [tiendra] forteresce ne tors [tour] XIIIe s. Ensi furent une pieche [pièce] dou tans que il faisoient lor volentés defors [hors] fortereches, que nus ne lor deffendoit La femme, par nostre coustume, enporte en son douaire le cief [chef] manoir, tout soit ce que ce soit forterece XIVe s. En quelque forteresce que chiens voisent [aillent] trouver loutre Là monterent no gent, et font telle estourmie Que tous vont escriant : forteresse gaignie ! XVIe s. Mais la fortresse de mon cueur, Dont vostre œil fut le seul vainqueur, S'est rendue imprenable
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Lieu ou Ville fortifiée. Cette forteresse tient tout le pays en respect. Démanteler une forteresse.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- forteresses — pluriel — /fɔʁtəʁɛsə/
- forteresse — singulier — /fɔʁtəʁɛsə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée forteresse#27962.