formalité

formalité

nom, féminin, /fɔʁmalite/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Manière formelle, expresse, de procéder dans certains actes civils, judiciaires, administratifs, religieux. Remplir les formalités nécessaires à la validité d'un contrat. Passer sur les formalités. Formalités intrinsèques, celles qui constituent l'essence même d'un acte, sans lesquelles un acte ne saurait exister. Formalités extrinsèques, celles qui ont pour objet de constater l'existence d'une convention. Formalités de justice, la manière de procéder qu'impose la justice. Fig. Molière, en se moquant, a nommé ainsi les règles observées par les médecins : Il faut toujours garder les formalités, quoi qu'il puisse arriver, Am. méd. II, 3. Un homme mort n'est qu'un homme mort et ne fait point de conséquence, mais une formalité négligée porte un notable préjudice à tout le corps des médecins, ib. I, 3.

    Les délibérations ne furent plus qu'une formalité inutile — Bossuet (1627-1704)

    La vengeance publique [contre les chrétiens] n'ayant ni formalité dans son exercice, ni mesure dans sa cruauté, ni bornes dans sa durée — Bossuet (1627-1704)

  2. Acte de cérémonie, d'étiquette recherchée.

    Que vous êtes fatigante, ma sœur, avec vos formalités perpétuelles ! — Dancourt (1661-1725)

    Sous sa brillante bannière, Bien escortés de présents, Marchent les sots compliments, Et la façon minaudière ; En dame de qualité, Levant une tête altière, Paraît la formalité

  3. Attachement aux formes reçues.

    Si quelque chose peut vous donner l'idée d'une tragédie française sans génie, mais avec cette régularité, et, il faut le dire, cette formalité qui altère parmi nous la vérité grecque et encore plus la vérité du moyen âge, c'est une tragédie de Thompson et de Young — Villemain (1790-1870)

  4. Terme de la scolastique. Vertu, qualité d'un être naturel, prise abstractivement. Vivant, sensible, raisonnable sont des formalités de l'homme.

    Si être libre est quelque chose et quelque perfection dans chaque acte, Dieu y fait cela même qu'on appelle libre ; et l'efficace infinie de son action, c'est-à-dire de la volonté, s'étend, s'il est permis de parler ainsi, jusqu'à cette formalité — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Formel.

Historique : XVIe s. Toutesfois pour couvrir la honte, ils ne laissoyent de garder les statuts anciens quant à la formalité

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Formule prescrite obligatoirement pour la validité de certains actes civils, judiciaires, administratifs, religieux. Les formalités nécessaires à la validité d’un contrat, d’un testament, d’un mariage. Il y manque une formalité. Cette formalité est requise, elle est de rigueur. Formalité qu’on doit remplir à peine de nullité. Manquer, s’attacher aux formalités. Accomplir les formalités d’usage.

  2. Il se dit encore de Certains usages et actes d’une civilité recherchée. Il attachait une grande importance aux moindres formalités de l’étiquette. Il entra et s’assit, sans autre formalité, sans plus de formalités.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • formalités — pluriel — /fɔʁmalite/
  • formalité — singulier — /fɔʁmalite/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée formalité#27917.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.